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Quotidien indépendant d'information générale, d'analyse, d'enquête et de lutte contre la désinformation en Centrafrique

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RCA : TOUADÉRA DOIT GOUVERNER AVEC LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE, PLUTÔT QU'AVEC LES ÉTERNELS CONTESTATAIRES

 

Depuis son accession à la magistrature suprême de l’Etat, le Président Faustin Archange Touadéra a multiplié les initiatives visant à favoriser le dialogue politique et la réconciliation nationale. Dans un pays marqué par des décennies de crises politico-militaires, cette volonté d'ouverture a constitué l'un des piliers de sa gouvernance. Dialogues républicains, accords politiques, consultations nationales et appels répétés à l'unité ont rythmé son action en faveur de la paix. Mais, une question mérite d’être posée : Président Touadéra, jusqu'où faut-il tendre la main à une opposition qui refuse le jeu démocratique ? 

 

Pourtant, malgré ces nombreuses concessions, une partie de l'opposition continue de contester la légitimité des institutions issues des urnes. Alors que les scrutins ont été organisés conformément au calendrier républicain et validés par les institutions compétentes, certains acteurs politiques persistent à rejeter les résultats électoraux sans pour autant proposer une alternative crédible dans le cadre démocratique. 

 

La démocratie repose avant tout sur le respect du verdict des électeurs, ce qui a été le cas le 28 décembre 2025. Les élections constituent le moyen par excellence permettant au peuple souverain d'exprimer son choix. Lorsqu'une opposition refuse systématiquement d'accepter les résultats des urnes, elle fragilise les fondements mêmes de l'État de droit qu'elle prétend défendre. 

 

Le Président Touadéra a démontré à plusieurs reprises sa disponibilité au dialogue avec les groupes armés y compris les acteurs de l’opposition notamment. Des accords ont été signés, des cadres de concertation ont été mis en place et de nombreuses occasions ont été offertes aux forces politiques pour participer à la construction nationale. Cependant, le dialogue ne peut être une voie à sens unique. Il exige également de la bonne foi, du respect mutuel et une adhésion sincère aux principes républicains.

 

À un moment donné, un Chef d'État doit savoir distinguer les partenaires engagés dans le débat démocratique de ceux qui privilégient une logique permanente de confrontation. Lorsqu'après plusieurs tentatives de rapprochement, certains acteurs continuent de remettre en cause les institutions, de contester les processus électoraux et de s'inscrire dans une dynamique de déstabilisation politique, il devient légitime de s'interroger sur l'efficacité d'un dialogue sans fin. 

 

La priorité du président de la République demeure la préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité institutionnelle. Son devoir premier est de protéger la volonté exprimée par le peuple centrafricain à travers les urnes. Dans cette perspective, gouverner ne consiste pas uniquement à écouter ceux qui refusent le cadre républicain, mais également à répondre aux attentes de la majorité silencieuse, le peuple, qui aspire à la stabilité, au développement et à la consolidation de l'État. 

 

L'heure est peut-être venue pour les acteurs politiques de faire un choix clair : participer loyalement au débat démocratique ou assumer leur marginalisation politique. Car aucune démocratie ne peut durablement progresser lorsque les résultats électoraux sont systématiquement contestés et que les institutions républicaines deviennent des cibles permanentes de remise en cause.  

 

Le président Touadéra a suffisamment démontré son ouverture. La responsabilité incombe désormais à ceux qui continuent de refuser la main tendue de la République à l’ère de la 7ème République. 

 

Par Selda Junior BOUTÉ

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