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Quotidien indépendant d'information générale, d'analyse, d'enquête et de lutte contre la désinformation en Centrafrique

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RCA : BARC : HERBERT GONTRAN DJONO AHABA SONNE L'HEURE DE LA MODERNISATION ET DE LA PERFORMANCE 

 

À l’occasion de l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires du Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC), le ministre des Transports et de l’Aviation civile, Herbert Gontran Djono Ahaba, a appelé à une transformation en profondeur de l’institution. Il veut faire de l’affrètement routier un levier de performance économique en Centrafrique. Gouvernance, digitalisation, transparence, performance et réduction des coûts du transport : le ministre fixe une nouvelle feuille de route pour faire du BARC un véritable instrument au service de l’économie centrafricaine. 

 

Le Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC) doit désormais franchir un nouveau cap. C’est le message fort livré par le ministre des Transports et de l’Aviation civile, Herbert Gontran Djono Ahaba, à l’occasion de l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires de cette institution stratégique du secteur des transports.

 

Réunissant les responsables du BARC, les administrateurs, les actionnaires ainsi que les représentants du secteur parapublic et plusieurs invités, cette assemblée générale a été présentée comme un moment déterminant pour examiner les performances de l’institution, identifier les difficultés auxquelles elle reste confrontée et surtout dégager les orientations susceptibles de renforcer durablement son efficacité.

 

Dans son intervention, le ministre a d’abord rappelé le rôle central du transport routier dans l’économie centrafricaine. Dans un pays enclavé, où une grande partie des échanges commerciaux dépend des corridors régionaux, la circulation des marchandises constitue un enjeu majeur pour l’approvisionnement du marché intérieur, le développement du commerce et le rapprochement des différentes régions du pays.

 

C’est dans cette architecture que le BARC occupe, selon Herbert Gontran Djono Ahaba, une place stratégique. À travers sa mission d’organisation et de régulation de l’affrètement routier, l’institution est appelée à contribuer à une meilleure structuration du secteur et à faciliter les relations entre les différents acteurs de la chaîne du transport.

 

Mais pour le Patron du département des transports, cette mission stratégique impose également au BARC de se moderniser. L’ambition affichée est claire : transformer le Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain en une institution « moderne, efficace, transparente et économiquement viable », capable d’accompagner les ambitions de développement de la République centrafricaine.

 

Herbert Gontran Djono Ahaba a ainsi salué les efforts accomplis par les organes dirigeants, la Direction générale et l’ensemble du personnel du BARC. Des efforts qui, selon lui, démontrent l’existence d’un potentiel important de développement de l’institution.

 

Cependant, le Membre du gouvernement estime que les acquis doivent désormais être consolidés par une obligation de résultats. « L’objectif doit être clair : faire du BARC un véritable instrument de performance au service du secteur des transports et de l’économie centrafricaine », a-t-il insisté en substance.

 

Au-delà des performances opérationnelles, le ministre a placé la question de la gouvernance au cœur de son intervention. Pour lui, aucune entreprise ne peut espérer inscrire durablement ses activités dans la performance sans une gouvernance rigoureuse.

 

Il a donc appelé les actionnaires et les organes sociaux du BARC à renforcer les principes de responsabilité, de transparence, de redevabilité, d’intégrité et de performance. Dans cette nouvelle dynamique, chaque organe doit pleinement jouer son rôle. Le Conseil d’administration doit assurer sa mission stratégique de contrôle et d’orientation, tandis que la Direction générale doit disposer des moyens nécessaires pour mettre en œuvre les objectifs qui lui sont assignés.

 

Le ministre insiste également sur une notion essentielle : l’obligation de résultat. Il ne s’agit plus seulement, pour les responsables, de gérer au quotidien, mais de produire des résultats mesurables, au bénéfice de l’entreprise et, plus largement, de l’économie nationale. Autre chantier majeur identifié par le ministre : la digitalisation du système d’affrètement routier.

 

À l’heure où la transformation numérique bouleverse progressivement les méthodes de gestion dans les administrations et les entreprises, le BARC est appelé à prendre pleinement le virage du numérique.

 

Cette digitalisation devrait permettre une meilleure traçabilité des opérations d’affrètement, une réduction des délais de traitement, une amélioration de la collecte et de la sécurisation des recettes, mais également une meilleure connaissance stratégique du secteur. Le suivi des véhicules et des marchandises figure également parmi les avantages attendus de cette transformation.

 

Pour le ministre, cette modernisation ne constitue donc pas un simple changement technologique. Elle doit devenir un véritable outil de gouvernance, de contrôle et d’amélioration de la performance.

 

La question des corridors régionaux a également occupé une place importante dans le discours ministériel. La République centrafricaine étant fortement dépendante de ses axes de ravitaillement et de ses échanges avec les pays voisins, le développement du transport routier ne peut être pensé en vase clos.

 

Le BARC est ainsi appelé à renforcer sa collaboration avec les administrations publiques, les transporteurs, les chargeurs, les partenaires techniques et financiers ainsi que les institutions régionales compétentes.

 

L’objectif final est de parvenir à réduire progressivement les coûts et les délais du transport, améliorer la compétitivité des opérateurs et renforcer l’attractivité économique de la République centrafricaine. Pour y parvenir, le ministre a lancé un appel à la mobilisation de toutes les parties prenantes.

 

Aux actionnaires, il demande davantage d’engagement et de soutien aux investissements nécessaires. Au Conseil d’administration, il assigne une responsabilité de leadership et de contrôle. À la Direction générale, il revient de démontrer sa capacité de management, d’innovation et de réalisation des objectifs.

 

Le personnel, quant à lui, est invité à continuer de faire preuve de professionnalisme et de sens du service. Les transporteurs et les chargeurs sont appelés à renforcer leur collaboration avec l’institution, tandis que les administrations et les partenaires sont sollicités pour accompagner cette transformation.

 

Au terme de son intervention, Herbert Gontran Djono Ahaba a rappelé que le BARC dispose de plusieurs atouts : une mission stratégique, un personnel ayant accumulé une expérience significative et un potentiel de développement considérable. Mais ces atouts, à eux seuls, ne suffiront pas.

 

L'avenir du BARC dépendra désormais de la capacité de ses différents acteurs à transformer ces potentialités en résultats concrets. Dans cette perspective, la modernisation de l'affrètement routier apparaît comme l'un des leviers susceptibles d'améliorer la fluidité des échanges, de renforcer la compétitivité des opérateurs et de soutenir l'activité économique nationale.

 

À travers ce discours, le ministre des Transports et de l'Aviation civile a donc fixé le cap : un BARC davantage gouverné, numérisé, performant et tourné vers les résultats.

 

Un défi majeur pour une institution appelée à jouer un rôle de premier plan dans la circulation des marchandises et, par conséquent, dans la dynamique de développement économique de la République centrafricaine.

 

Par Selda Junior BOUTÉ

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