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Quotidien indépendant d'information générale, d'analyse, d'enquête et de lutte contre la désinformation en Centrafrique

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RCA : SEPT JOURS DE RÉVEIL : L'APÔTRE NDIKINI, DE LA MISSION PACEM, MOBILISE BANGUI AUTOUR DE « LA GÉNÉRATION DE PAUL »

 

L’Apôtre Patrick Ghislain Ndikini, accompagné du Prophète Samuel Fuloz Samedi et de l’Apôtre Francis Bitrouce, a rencontré les professionnels des médias vendredi 2 octobre 2026 à son domicile, dans le 2e arrondissement de Bangui. Cette conférence de presse avait pour objectif d’annoncer une semaine d’activités spirituelles organisée par la communauté des Églises évangéliques Pacem en République centrafricaine, du 5 au 11 octobre, autour du thème : « La génération de l’Apôtre Paul ».

 

Pour cette quatrième édition, les organisateurs veulent s’inspirer du parcours de l’Apôtre Paul, figure biblique dont l’action a marqué son époque et dont l’héritage demeure, selon eux, une source d’enseignement pour les générations actuelles. Les précédentes éditions avaient été consacrées aux générations d’Esther, de Daniel et d’Abraham.

 

Présentant le programme, le Prophète Samuel Fuloz Samedi a annoncé une première phase consacrée à un séminaire d’édification, du lundi 5 au jeudi 8 octobre à partir de 14h30, à l’église Pacem de Bégoua. Cette étape sera suivie, à partir du vendredi 9 octobre à 17 heures, de 48 heures non-stop de louanges, d’adoration et de déclarations prophétiques, jusqu’au dimanche 11 octobre.

 

« Nous étudions, à travers leur vécu et leur parcours, les leçons qu’ils nous ont laissées afin de les mettre en pratique dans notre génération pour que nous puissions aussi l’impacter », a expliqué le Prophète Samuel Fuloz Samedi.

 

Pour l’Apôtre Patrick Ghislain Ndikini, ces deux temps répondent à des objectifs différents. Le séminaire doit permettre aux participants de recevoir des enseignements et de se préparer spirituellement, tandis que les 48 heures constituent un moment consacré essentiellement à la prière, à la louange et à l’adoration collective.

 

Cette formule trouve son origine dans les premières éditions, qui avaient commencé par 24 heures de prière. Selon l’Apôtre Ndikini, l’engouement des participants a conduit les organisateurs à prolonger progressivement la durée de ce temps spirituel. Une journée supplémentaire a également été intégrée cette année afin de préparer l’atmosphère avant le séminaire et les 48 heures d’adoration.

 

Au cours de la rencontre avec les médias, l’Apôtre Patrick Ghislain Ndikini a également expliqué le sens du nom « Pacem ». Il s’agit, précise-t-il, d’un mot latin signifiant « paix ». Cette notion constitue l’un des fondements de la mission, qui entend notamment contribuer à la paix, à la réconciliation et à la cohésion sociale à travers l’enseignement de la parole de Dieu.

 

Pour le responsable religieux, la mission chrétienne ne saurait cependant se limiter à la prédication. Il a évoqué l’attention portée aux personnes vulnérables, notamment les veuves, les orphelins, les personnes démunies et celles à mobilité réduite. Il rappelle également l’importance de répondre, dans la mesure des moyens disponibles, à certains besoins matériels des populations.

 

À travers les 48 heures de prière, les participants pourront présenter différentes préoccupations, notamment liées à la santé, à l’emploi, aux projets personnels ou aux difficultés de la vie. Les organisateurs prévoient un moment particulier au cours duquel ces sujets seront présentés à Dieu dans la prière.

 

« Nous n’avons pas cette baguette magique. La transformation, c’est la prière », a déclaré l’Apôtre Ndikini, estimant que le rôle des organisateurs est avant tout d’accompagner les participants dans leur démarche spirituelle.

 

Le programme se veut par ailleurs ouvert au-delà de la seule communauté Pacem. Des hommes et femmes de Dieu ainsi que des adorateurs issus d’autres communautés sont annoncés. Les responsables présentent donc cette initiative comme un rendez-vous à caractère interdénominationnel et destiné à l’ensemble de la population. « C’est un programme qui est pour la nation. La porte sera ouverte à tout le monde », a souligné l’Apôtre Patrick Ghislain Ndikini.

 

L’ambition affichée ne s’arrête pas à Bangui. Les responsables de Pacem envisagent déjà d’étendre cette initiative à d’autres villes du pays. Bambari, Bozoum, Nola et Bria sont notamment citées parmi les localités susceptibles d’accueillir à leur tour ce programme. Des dispositions logistiques devront toutefois être prises avant de préciser les prochaines étapes.

 

Pour l’Apôtre Ndikini, cette ouverture vers l’intérieur du pays répond à une évidence : « La nation centrafricaine ne se résume pas seulement au niveau de Bangui. »

 

Du 5 au 11 octobre, l’église Pacem de Bégoua sera donc au cœur de cette quatrième édition, qui entend conjuguer enseignement biblique, prière, louange et adoration. À travers la figure de l’Apôtre Paul, les organisateurs veulent surtout interpeller leur génération sur sa capacité à porter un message, à servir sa communauté et à laisser une empreinte durable dans son époque.

 

Reportage de

Selda Junior BOUTÉ

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