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Sept leaders politiques et de la société civile ont officiellement lancé, le vendredi 10 juillet 2026, à l'hôtel Ledger Plaza de Bangui, une nouvelle plateforme dénommée Conseil des Leaders pour la Paix et la Sécurité en Centrafrique (CLPS/CA). Cette conférence de presse a également servi de tribune pour exprimer leur position commune face au regain de violences enregistré ces derniers jours dans le pays.
Les sept personnalités à l'origine de cette initiative sont : Vincente Jennifer Saraïva, leader des Femmes d'Impact de Centrafrique ; Eddy Symphorien Kparekouti, leader de l'UFDO et président en exercice du CLPS/CA ; Serge Ghislain Djorie, leader de la CAPNCA ; Aristide Briand Reboas, leader du PCD ; Irénée Wilfrid Hicazian, président du Mouvement Patriotique 2025 ; Koyassambia Greni Steve, leader de Touadéra Nouvelle Génération (TNG) ; Landry Guy Didier Monzala, leader de l'Association des Jeunes Leaders de Touadéra (JLT).
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Dans son propos liminaire, le président en exercice du Conseil, Eddy Symphorien Kparekouti, a indiqué que la création de cette plateforme répond à la nécessité de mobiliser les forces vives de la Nation face aux menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité en République centrafricaine. Le responsable a notamment condamné l'assassinat du père Crépin Martial Monga à Zémio, le 29 juin 2026, ainsi que l'attaque d'Am-dafock survenue le 30 juin 2026, estimant que ces événements traduisent une volonté de déstabilisation du pays.
Selon lui, le Conseil des Leaders pour la Paix et la Sécurité en Centrafrique se veut un front commun ouvert à tous les citoyens, destiné à défendre les institutions républicaines, préserver la démocratie et promouvoir la paix sur toute l'étendue du territoire national. La plateforme appelle notamment au renforcement de la sécurité aux frontières, à la militarisation des brigades minières ainsi que des Eaux et Forêts, au renforcement des services de renseignement, à la création d'une commission d'enquête tripartite RCA-Soudan-Tchad sur les événements d'Am-dafock et à une meilleure communication entre les Centrafricains afin de prévenir les conflits. Les initiateurs ont enfin lancé un appel à l'adhésion de tous les Centrafricains, affirmant que la paix et la sécurité constituent une responsabilité collective et une condition indispensable au développement du pays.
Eddy Symphorien Kparekouti, président fondateur du Parti de l'Unité et de la Reconstruction (PUR) et président en exercice de l'Union des Forces Démocratiques de l'Opposition (UFDO) a répondu aux questions des journalistes en ces termes : « Je viens d'être désigné par mes pairs pour assurer la présidence, ou la coordination, du Conseil des Leaders pour la Paix et la Sécurité en République centrafricaine. L'objet de cette rencontre est de vous présenter le concept du Conseil des Leaders pour la Paix et la Sécurité, ses objectifs et les raisons qui ont conduit les forces vives de la Nation à mettre en place cette plateforme, cette dynamique.
Cette initiative vise à faire face aux multiples défis liés à la sécurité et à la paix que connaît notre pays ces derniers temps. C'est dans ce cadre que nous vous avons invités aujourd'hui, afin de vous transmettre ce message et de vous demander de le relayer auprès du peuple centrafricain. Le peuple centrafricain est pleinement impliqué dans cette dynamique. Toutes les forces vives de la Nation y sont associées. Notre contribution consistera à relever les multiples défis sécuritaires, à formuler des propositions, à émettre des critiques constructives et des avis, à interpeller le gouvernement, mais aussi les groupes armés qui continuent de menacer notre pays.
La particularité du Conseil des Leaders pour la Paix et la Sécurité en République centrafricaine est qu'il s'agit avant tout d'une plateforme animée par le patriotisme et la loyauté envers la République. Nous sommes avant tout des républicains, avant d'être des responsables politiques ou des acteurs de la société civile. C'est cette conviction qui nous pousse à aimer notre pays et à défendre les valeurs de la République centrafricaine » a-t-il conclu.
Par Selda Junior BOUTÉ