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La communication des autorités sur la situation d'Am-dafock met en avant un message central : celui de la coordination entre les différents acteurs engagés dans la défense du territoire national. À travers les déclarations du porte-parole de la Présidence de la République, Albert Yaloké Mokpem, faites le mardi 28 juillet lors de sa conférence de presse, le gouvernement cherche à rassurer l'opinion publique sur l'évolution de la situation sécuritaire dans cette localité stratégique du nord-est du pays. Mais au-delà de l'annonce d'une reprise de contrôle, une question retient l'attention : comment cette opération a-t-elle été menée ?
Selon le porte-parole, Am-dafock est aujourd'hui sous le contrôle des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et de leurs alliés russes. Plus qu'une victoire militaire, les autorités mettent en avant une action coordonnée entre les FACA, leurs alliés russes et la MINUSCA, rejetant les rumeurs faisant état de dissensions entre les forces engagées sur le terrain.
Pour le gouvernement, aucune opération d'envergure ne peut aboutir sans une préparation rigoureuse, une coordination efficace et une complémentarité des moyens. Les résultats obtenus à Am-dafock sont ainsi présentés comme l'aboutissement d'un travail collectif, fruit d'une stratégie mûrement élaborée.
Mais l'enjeu ne s'arrête pas au seul volet militaire. Albert Yaloké Mokpem a également attiré l'attention sur les conséquences humanitaires de la crise à la frontière avec le Soudan. L'afflux massif de réfugiés représente un défi majeur qui, selon lui, nécessite une réponse dépassant le cadre sécuritaire.
Le porte-parole a rappelé que le président de la République avait déjà sensibilisé l'Union africaine ainsi que plusieurs chefs d'État sur cette situation afin de mobiliser un soutien accru de la communauté internationale. En parallèle, le ministère de l'Action humanitaire, avec l'appui de ses partenaires, poursuit les efforts en faveur des réfugiés et des populations affectées. ====
Autre élément mis en avant par la Présidence : la préparation de l'opération de reconquête. Selon Albert Yaloké Mokpem, le déploiement des forces a été précédé d'un important travail de concertation entre les FACA, leurs alliés russes et la MINUSCA. « Contrairement à certaines affirmations, ces résultats sont le fruit d'un travail de concertation et de coordination entre les différentes forces engagées sur le terrain », a-t-il déclaré, soulignant que chaque étape de la riposte avait été minutieusement planifiée.
Au final, le message des autorités est sans équivoque : la stabilisation d'Am-dafock ne se résume pas à une victoire militaire. Elle repose également sur une coordination entre les institutions nationales, les partenaires internationaux et les acteurs humanitaires.
Reste désormais une interrogation : cette dynamique permettra-t-elle de consolider durablement la sécurité dans cette région sensible et de répondre aux attentes des populations confrontées aux conséquences du conflit ?
Par Selda Junior BOUTÉ