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DROIT DE REPONSES
À la suite de la publication d'un article intitulé « Le naufrage éthique et financier du Centre de Recherche de la Drépanocytose », sur la page Facebook de la Radio Sewa, la Direction du Centre de Recherche de la Drépanocytose (CRTD) tient à apporter les précisions suivantes afin de rétablir la vérité des faits et de préserver l'honneur ainsi que la crédibilité d'une institution engagée depuis plusieurs années dans la prise en charge des patients drépanocytaires en République centrafricaine.
Le contenu de cet article repose essentiellement sur des allégations anonymes, des affirmations non étayées et des interprétations subjectives qui ne reposent sur aucun élément factuel vérifiable. Les accusations portées contre Madame Lorna Telma Guilelo sont graves, mais elles demeurent dépourvues de preuves tangibles susceptibles d'en démontrer la véracité.
Contactée par la rédaction du Journal Le Gardien-Médias, la Directrice de CRTD, Madame Lorna Telma Guilelo, a souligné ce qui suit : « Les Centrafricains de la diaspora se sont réunis et ont créé une association dénommée « Aimons Globine ». Ces compatriotes sont venus me rencontrer à mon bureau pour m'informer qu'ils souhaitaient mener des actions en faveur de la lutte contre la drépanocytose. Ils m'ont expliqué qu'ils disposaient d'une association active en France dans ce domaine et qu'ils souhaitaient apporter leur soutien au centre dont j'ai la charge. J'ai naturellement salué cette initiative, car elle s'inscrit dans la vision du Chef de l'État. Je leur ai donc souhaité la bienvenue.
Par la suite, nous avons organisé quelques activités avec eux, notamment des remises de dons. Cependant, la plupart de ces dons étaient constitués de produits de faible valeur, dont certains étaient périmés. Ils avaient pourtant pris l'engagement, devant la Première Dame, marraine du centre, de contribuer à l'approvisionnement de la pharmacie. Or, lors de leurs différentes interventions, ils apportaient généralement de petites quantités de médicaments, dont plusieurs ne répondaient pas aux normes requises pour être administrés à nos patients.
À chaque remise de ces dons, une importante couverture médiatique accompagnait leur arrivée. De nombreux médias étaient mobilisés et les publications se multipliaient sur les réseaux sociaux. À chaque occasion, je devais réceptionner ces dons et prendre la parole pour mettre en avant leur association devant la presse. J'ai fini par constater qu'il s'agissait davantage d'une opération de communication que d'un véritable soutien structuré au centre.
Face à la qualité insuffisante de certains produits, périmés pour la plupart, qui pouvaient représenter un risque pour nos patients, j'ai décidé de ne plus réceptionner ce type de dons. Je ne pouvais pas cautionner une pratique susceptible de compromettre la santé de nos compatriotes. J'ai rapidement compris que ces remises servaient surtout à produire des images et des vidéos destinées à valoriser l'association à travers les réseaux sociaux.
Par ailleurs, certains membres de cette association ont également tenté de s'immiscer dans la gestion du centre, qui est pourtant une institution publique relevant de l'État. Une association, aussi respectable soit-elle, n'a pas vocation à intervenir dans la gestion administrative d'un établissement public. Lorsque je leur ai expliqué qu'ils n'étaient pas habilités à exercer un tel rôle, ils n'ont pas accepté cette position. C'est à partir de ce moment qu'est née une hostilité à mon égard et que se sont multipliées les allégations mensongères diffusées aujourd'hui sur les réseaux sociaux.
Je tiens à être très claire : ces personnes ne sont pas des partenaires du centre. Un partenariat suppose l'existence d'un accord ou d'une convention formelle entre les parties. Or, aucun contrat de partenariat n'a jamais été signé entre le Centre de Recherche et de Traitement de la Drépanocytose (CRTD) et l'association Aimons Globine.
À l'heure où je vous parle, le seul partenaire officiel du CRTD est la Fondation Pierre Fabre. Avec l'association Aimons Globine, aucun accord de partenariat n'a été conclu. Elle fait simplement partie des nombreux Centrafricains et organisations qui ont effectué des dons ponctuels au profit du centre, sans bénéficier d'un statut particulier », a-t-elle fait savoir.
Il convient de noter que depuis sa prise de fonction à la tête du CRTD en 2018, Docteur Lorna Telma Guilelo a consacré son énergie et son expertise au développement de cette institution, dans un contexte souvent marqué par l'insuffisance des ressources, la complexité des besoins sanitaires et les défis structurels auxquels fait face l'ensemble du système de santé centrafricain.
Contrairement aux accusations de gestion clanique et de népotisme relayées dans cet article, les recrutements et les collaborations au sein du CRTD s'inscrivent dans le respect des procédures administratives en vigueur et sous le contrôle des autorités compétentes. Aucun rapport officiel, aucune inspection administrative ni aucun audit n'a établi l'existence de pratiques de favoritisme au sein de l'établissement.
De même, les allégations concernant une prétendue utilisation privée de l'ambulance du centre sont formellement rejetées. Les moyens logistiques du CRTD sont affectés aux missions de service public conformément aux règles établies. Diffuser de telles accusations sans la moindre preuve revient à porter atteinte à la réputation de l'institution et de ses responsables.
S'agissant des ruptures ponctuelles de médicaments évoquées dans l'article, celles-ci constituent malheureusement une réalité à laquelle sont confrontées de nombreuses structures sanitaires dans les pays en développement. Ces difficultés résultent généralement de contraintes d'approvisionnement, de financement ou de logistique indépendantes de la volonté de la direction du centre. Malgré ces défis, le CRTD poursuit sans relâche ses efforts pour garantir la continuité des soins aux patients.
La direction du CRTD tient également à rappeler que les relations avec les partenaires techniques et financiers demeurent fondées sur le dialogue, la transparence et la recherche permanente de solutions au bénéfice des patients drépanocytaires. Toute affirmation faisant état d'une rupture généralisée de confiance ou d'un isolement de l'institution relève davantage de la spéculation que de la réalité.
Le CRTD réaffirme son ouverture à toute mission d'évaluation, d'audit ou de contrôle diligentée par les autorités compétentes. La transparence demeure un principe fondamental de sa gouvernance. Enfin, la Direction du Centre de Recherche de la Drépanocytose regrette que certaines personnes aient choisi la voie de la polémique et de la désinformation plutôt que celle du dialogue constructif. Les véritables enjeux demeurent la santé, le bien-être et la survie des milliers de patients drépanocytaires qui comptent chaque jour sur l'engagement des équipes médicales et administratives du centre.
Docteur Lorna Telma Guilelo reste pleinement mobilisée, aux côtés du Ministère de la Santé et de l'ensemble des partenaires, pour poursuivre la mission qui lui a été confiée : améliorer durablement la prise en charge de la drépanocytose en République centrafricaine.
La Rédaction