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Quotidien indépendant d'information générale, d'analyse, d'enquête et de lutte contre la désinformation en Centrafrique

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RCA : LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN, DÉTERMINÉ À LIVRER UN AÉROPORT AUX STANDARDS INTERNATIONAUX D’ICI LE 31 DÉCEMBRE 2026 

 

Le chantier de modernisation et d’extension de l’aéroport international Bangui M’Poko poursuit son évolution. Le Ministre des Transports et de l’Aviation Civile, Herbert Gontran Djono Ahaba, accompagné des cadres de l’Autorité Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) et de l’ASECNA, a effectué une visite guidée sur le site afin de constater l’état d’avancement des travaux et identifier les difficultés nécessitant des solutions urgentes. 

 

Sous un soleil de plomb, les autorités ont parcouru les différentes composantes du projet, notamment l’aérogare internationale, les espaces de stationnement ainsi que la centrale thermique. Sur le terrain, les engins tournent sans relâche et les ouvriers s’activent autour d’une infrastructure appelée à transformer durablement l’image du principal hub aérien centrafricain. 

 

Face à la presse, le Ministre Herbert Gontran Djono Ahaba s’est voulu rassurant quant à l’évolution des travaux. « Nous sommes là pour visiter l’évolution du chantier et constater aussi les problèmes auxquels il faut apporter des solutions au fur et à mesure », a-t-il déclaré. Selon le membre du gouvernement, les travaux progressent de manière satisfaisante, aussi bien au niveau de l’aérogare que du parking. Les équipements attendus pour la modernisation sont déjà disponibles à près de 95 %, un signal encourageant pour les autorités qui ambitionnent de faire de Bangui M’Poko une plateforme aéroportuaire répondant aux normes internationales. 

 

Toutefois, certains défis subsistent. Le volet assainissement, non prévu dans le projet initial et désormais confié à l’ASECNA, constitue l’une des principales préoccupations des autorités. Le ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les procédures afin d’éviter tout retard dans l’exécution globale du chantier. « Il ne faut pas qu’il y ait de retard parce que le bitume du tarmac va se réaliser dans les prochains jours. Il faut que l’assainissement accompagne cela au même moment », a-t-il martelé. 

 

Au-delà des infrastructures de base, le gouvernement entend également améliorer la qualité des services destinés aux voyageurs. Parmi les innovations envisagées figurent l’installation de deux passerelles modernes, actuellement en attente d’un financement additionnel auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD). Une requête a déjà été introduite par les autorités centrafricaines à cet effet. 

 

Dans le même élan, les autorités souhaitent revoir certains détails architecturaux de l’aérogare afin d’offrir des espaces plus adaptés aux exigences du transport aérien moderne. Des salons VIP, des salons ministériels et des espaces réservés aux voyageurs en classe affaires devraient ainsi être aménagés. « Le salon d’honneur que nous avons actuellement est pratiquement un fourre-tout. Il faut corriger tout cela », a reconnu le ministre. 

 

Autre insuffisance relevée au cours de la visite : l’absence d’un parking de “dépose-minute” destiné aux véhicules accompagnant les passagers. Là encore, des ajustements sont annoncés afin de fluidifier les mouvements autour de l’aéroport. La délégation ministérielle s’est également rendue à la centrale thermique où un transformateur électrique a déjà été installé. Mais pour Herbert Gontran Djono Ahaba, un seul dispositif reste insuffisant pour garantir la sécurité énergétique de l’aéroport. « Si ce transformateur tombe en panne, l’aéroport entier serait dans le noir », a-t-il averti, plaidant pour l’installation d’un second transformateur de secours. 

 

Malgré ces défis techniques, les autorités restent confiantes. Le gouvernement centrafricain espère achever l’ensemble des travaux avant le 31 décembre 2026 afin de mettre à la disposition du pays un aéroport modernisé, capable d’accompagner l’ouverture de la République centrafricaine vers le monde. 

 

À travers ce vaste chantier, Bangui M’Poko ambitionne désormais de tourner la page des infrastructures vieillissantes pour entrer dans une nouvelle ère du transport aérien. 

 

Reportage de

Selda Junior BOUTÉ

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