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Une publication relayée ce matin sur les réseaux sociaux par Ferdinand Ndimbelet, puis partagée par plusieurs pages Facebook, affirme qu’un camion appartenant au ministre d’État à la Justice et Garde des Sceaux, Arnaud Djoubaye Abazene, aurait été intercepté avec des munitions de guerre destinées à un groupe armé. Après vérification, il apparaît que le véhicule concerné n’appartient pas au ministre.
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Dans sa publication, Ferdinand Ndimbelet affirme : « Urgence signalée. Nous demandons le limogeage du ministre d’État à la Justice. Son camion a été arrêté aujourd’hui au Km5 avec des munitions de gros calibre et des armes de guerre à destination de son groupe armé. Tout l’équipage est actuellement aux arrêts à la SRI. Dans les heures à venir, nous préparons une marche pour demander sa démission. »
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Cependant, selon les informations recueillies, un sac appartenant à un passager et contenant des munitions de Kalachnikov a effectivement été découvert dans un camion de 18 roues appartenant à un certain Ibrahim Amadou, de nationalité camerounaise. Le véhicule chargeait au niveau du Kilomètre 5 à Bangui.
Le camion, son équipage ainsi que le client concerné ont été interpellés puis conduits à la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de Bangui pour les besoins de l’enquête.
Contacté par téléphone, le ministre d’État à la Justice et Garde des Sceaux, Arnaud Djoubaye Abazene, a déclaré ne disposer d’aucun camion impliqué dans un trafic ou dans une affaire liée à des munitions. Il estime que les informations publiées par Ferdinand Ndimbelet sont fausses et visent à porter atteinte à sa réputation.
Selon une source proche de la SRI, les affirmations selon lesquelles le camion appartiendrait au ministre d’État à la Justice sont infondées. Le véhicule appartiendrait plutôt à Ibrahim Amadou, tandis que des enquêtes sont en cours afin de déterminer la destination des munitions et d’identifier d’éventuels complices dans cette affaire.