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Quotidien indépendant d'information générale, d'analyse, d'enquête et de lutte contre la désinformation en Centrafrique

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RCA : LE SILENCE DU POUVOIR EXÉCUTIF ALIMENTE L’IMPATIENCE AUTOUR DU VICE-PRÉSIDENT ET DU PREMIER MINISTRE 

 

Le temps des décisions tarde, l’impatience grandit : L’attente se prolonge et commence à peser. En République centrafricaine, l’opinion publique reste suspendue à une décision majeure du chef de l’État, Faustin Archange Touadéra : la nomination du vice-président et celle du Premier ministre, chef du gouvernement, dans le cadre de la 7e République.

 

Bangui attend le duo exécutif : vice-président et Premier ministre toujours en suspens, alors que l’investiture présidentielle s’est déroulée sans incident, la population centrafricaine reste dans l’expectative. Le choix du vice-président de la République et du Premier ministre, deux postes clés du nouvel exécutif, n’a pas encore été rendu public.

 

Ces nominations sont scrutées de près : le vice-président assure la continuité de l’État en cas d’empêchement du chef de l’État, tandis que le Premier ministre est chargé de piloter le gouvernement et de mettre en œuvre les politiques publiques. Leurs désignations offriront un premier indicateur des orientations politiques et des équilibres au sein du pouvoir. À Bangui, l’attente est palpable, et chaque jour sans annonce alimente les spéculations sur la composition du prochain gouvernement.  

 

Un silence qui interroge, depuis l’investiture présidentielle, aucune annonce officielle n’est venue clarifier la composition de l’exécutif à ce niveau. Une situation qui alimente interrogations et spéculations, aussi bien dans les milieux politiques que dans la population. Dans les rues de Bangui, le sentiment est partagé : l’impatience gagne du terrain face à ce qui est perçu comme un retard dans la mise en place complète des institutions. 

 

Un enjeu politique de taille, l’introduction du poste de vice-président, prévue par la nouvelle architecture institutionnelle, constitue une évolution majeure. Cette fonction stratégique, appelée à jouer un rôle clé dans la stabilité du régime, suscite déjà de nombreux calculs politiques. Parallèlement, la question de la Primature reste entière. Si Félix Moloua est toujours en fonction, l’attente d’un éventuel réaménagement gouvernemental demeure forte dans le contexte de la nouvelle République. 

 

Entre calculs politiques et équilibres à préserver, le retard dans les nominations pourrait s’expliquer par : des consultations en coulisses ; la recherche d’un équilibre entre loyauté politique et compétence technique ; la nécessité de préserver les alliances au sein de la majorité présidentielle. Dans ce jeu d’équilibre, chaque nomination devient hautement stratégique et susceptible de redéfinir les rapports de force au sommet de l’État. 

 

Une population en attente de signaux forts, au-delà des cercles politiques, ces nominations sont perçues comme un test pour la gouvernance actuelle. Pour une partie de l’opinion, il s’agit de savoir si la 7e République marquera une rupture ou s’inscrira dans la continuité. Transparence, inclusivité et efficacité sont les attentes les plus exprimées.

 

Un moment décisif, la désignation du vice-président et du chef du gouvernement apparaît comme une étape clé. Elle devra non seulement structurer l’action de l’exécutif, mais aussi envoyer un signal fort à la nation. En attendant, une réalité s’impose : le pays reste suspendu à une décision présidentielle qui pourrait redessiner durablement le paysage politique centrafricain. 

 

Par Selda Junior BOUTÉ

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