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Le réseau des femmes de la police des Nations Unies de la MINUSCA (UNPOL) a organisé, ce mardi 10 mars 2026, un atelier de sensibilisation dans le cadre de la célébration en différé de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars de chaque année. La rencontre s’est tenue à la base de la MINUSCA d’UCATEX à Bangui et a réuni les femmes de l’UNPOL ainsi que celles des Forces de Sécurité Intérieure (FSI), notamment de la police et de la gendarmerie centrafricaines. Cette activité d’échanges et de réflexion se déroule sur une seule journée.
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La commissaire divisionnaire de police Fatoumata Zoré Ouedraogo, présidente par intérim du réseau des femmes UNPOL de la MINUSCA, a apporté des précisions aux journalistes. Selon elle, cette initiative s’inscrit dans le cadre du thème retenu cette année en République centrafricaine : « De la reconnaissance des droits aux actions concrètes : l'accès des femmes et des filles centrafricaines aux services essentiels et à la justice ».
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« Nous pensons que ce thème est d'une importance capitale. En tant que membres du réseau des femmes, il est important de nous asseoir avec nos collègues et collaboratrices des FSI afin d’échanger autour de cette thématique », a-t-elle expliqué.
Durant cet atelier, plusieurs interventions sont prévues. Une représentante du ministère en charge de la Promotion de la Femme présentera l’état des lieux de l’accès des femmes centrafricaines aux services essentiels. Par la suite, des responsables de la police interviendront sur l’accès à la justice, notamment pour les victimes de violences sexuelles basées sur le genre (VSBG). Une autre communication portera sur l’approche communautaire, afin de sensibiliser les femmes et les filles centrafricaines à la connaissance et à la jouissance de leurs droits. À l’issue de cette rencontre, les participantes souhaitent renforcer les capacités des femmes des FSI afin qu’elles puissent mieux accompagner les victimes de VSBG.
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Interrogée sur la perception selon laquelle la célébration de la Journée internationale des droits des femmes se limite souvent au port de pagnes commémoratifs, la commissaire divisionnaire a indiqué que les priorités du réseau restent axées sur la réflexion et la recherche de solutions concrètes.
« Au sein du réseau des femmes, tout comme dans les FSI, nous ne parlons pas de tissus pagnes. Nous sommes concentrées sur des sujets importants. L’heure n’est pas à la réjouissance populaire, mais plutôt à la réflexion pour trouver des solutions adaptées à nos réalités », a-t-elle souligné.
Les participantes entendent formuler, à l’issue de l’atelier, des recommandations à l’endroit du ministère en charge de la Femme, en vue de proposer des solutions concrètes et durables pour améliorer l’accès des femmes et des filles aux services essentiels et à la justice en République centrafricaine.
Reportage de Selda Junior BOUTÉ