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Le Ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, a effectué une visite officielle à Bangui le du jeudi 12 au vendredi 13 mars 2026. Ce déplacement, le premier d’un chef de la diplomatie française à Bangui depuis 2018, s’inscrit dans la dynamique de relance des relations entre Paris et Bangui après plusieurs années de refroidissement diplomatique.
Cette visite intervient dans le cadre de la feuille de route bilatérale signée le 17 avril 2024 entre le président français et le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra. Ce document marque une nouvelle étape dans la normalisation et la redynamisation de la coopération entre les deux pays, après une période de tensions qui avait fragilisé leurs relations.
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Dans un contexte international particulièrement marqué par de multiples crises, le maintien de cette visite témoigne de l’importance que la France accorde à la République centrafricaine. Historiquement impliquée dans les efforts de stabilisation du pays, la France continue de soutenir les initiatives internationales visant à renforcer la paix et la sécurité, notamment à travers la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).
Au-delà de la dimension sécuritaire, les relations entre les deux pays reposent également sur des liens culturels et humains solides. La langue française, la présence d’une importante communauté binationale ainsi qu’une diaspora dynamique contribuent à renforcer ces relations historiques. La coopération civile entre Paris et Bangui demeure particulièrement active dans plusieurs secteurs jugés prioritaires pour la population centrafricaine, notamment l’innovation, l’entrepreneuriat, la santé, l’éducation et la culture.
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Au cours de son séjour, le chef de la diplomatie française sera reçu par le président FaustinArchange Touadéra. Il aura également des entretiens avec le Premier ministre, Félix Moloua, et la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie BaïpoTemon.
Le programme de cette visite comprend également plusieurs activités à caractère social et institutionnel. Le ministre visitera notamment la Maison des survivantes de Centrafrique (MOSUCA), un centre dédié à l’accompagnement des victimes de violences, ainsi que la fondation Bangui Hub, engagée dans la promotion de l’innovation et de l’entrepreneuriat des jeunes.
Par ailleurs, Jean-Noël Barrot procédera à l’inauguration du laboratoire de référence pour la poliomyélite en Afrique de l’Organisation mondiale de la santé à l’Institut Pasteur de Bangui. Il signera également l’accord de siège d’Expertise France, une agence française de coopération technique internationale. Enfin, le ministre se rendra auprès de la mission européenne EUTM RCA, chargée de la formation des forces armées centrafricaines, ainsi qu’au quartier général de la MINUSCA, principale mission internationale engagée dans le processus de stabilisation du pays.
À peine descendu de l’avion, le chef de la diplomatie française, accompagné de journalistes nationaux et internationaux, ainsi que de cadres diplomatiques de l’ambassade de France en RCA et de plusieurs autorités centrafricaines, a entamé une série de visites de projets financés par la coopération française.
Au terme de ces visites de sa première journée sur le sol centrafricain, le ministre a rappelé l’importance de ce déplacement, soulignant qu’aucun ministre français des Affaires étrangères ne s’était rendu en Centrafrique depuis huit ans. « C’est vrai que cela fait huit ans qu’un ministre des Affaires étrangères ne s’était pas rendu en Centrafrique. Ma visite marque effectivement la restauration complète des relations entre nos deux pays après une période de refroidissement et de tension », a déclaré Jean-Noël Barrot.
Selon le membre du gouvernement français, cette période de tensions reste toutefois « brève à l’échelle de l’histoire et de la relation entre nos deux pays », une relation profondément ancrée entre les peuples français et centrafricain. Le ministre a notamment mis en avant les liens historiques, linguistiques et humains qui unissent les deux nations, évoquant la langue française partagée, l’existence de ressortissants binationaux ainsi que des diasporas dynamiques.
Le Chef de la diplomatie française s’est également rendu dans plusieurs sites illustrant la diversité des domaines de coopération entre les deux pays. Parmi eux figurent des initiatives en faveur de la protection des femmes, notamment à travers un partenariat entre l’Ambassade de France et le mouvement MOSUCA.
La coopération s’étend également au domaine environnemental. Dans un quartier de Bangui, le ministre a rencontré de jeunes étudiants et des acteurs engagés dans des projets liés au traitement des déchets et à la transition écologique. La visite comprend également un volet sanitaire important. Le ministre doit se rendre à l’Institut Pasteur de Bangui, considéré comme un centre de référence sur le continent africain dans la lutte contre la poliomyélite et soutenu par la France. Par ailleurs, Jean-Noël Barrot prévoit de rencontrer des entrepreneurs locaux au Bangui Hub afin d’encourager le développement du secteur entrepreneurial.
En conclusion, le ministre a rappelé l’existence d’une feuille de route convenue entre le président français Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadéra il y a deux ans. « Cette feuille de route ouvre la voie à un renforcement de notre relation dans tous les domaines et pour les décennies qui viennent », a-t-il affirmé. Cette visite est perçue comme un signal fort du réchauffement diplomatique entre Paris et Bangui et pourrait ouvrir la voie à un renforcement de la coopération dans plusieurs domaines stratégiques.
La Rédaction