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Le Cinéma Numérique Ambulant (CNA) a officiellement lancé, ce vendredi 13 février 2026 à Bangui, la première édition du Festival International pour la Promotion de l’Environnement en Centrafrique (FIPECA). Cet important événement inédit se tient autour du thème évocateur : « Environnement en danger : quand nos gestes quotidiens détruisent notre cadre de vie ». Prévu du lundi 16 au vendredi 27 février 2026, le FIPECA a bénéficié de l’appui technique et financier de l’Ambassade de France en République centrafricaine. À travers cette initiative, les organisateurs entendent renforcer la sensibilisation des populations centrafricaines aux défis environnementaux, dans un contexte marqué par la dégradation progressive du cadre de vie urbain et rural.
Le lancement officiel du festival a été marqué par une conférence de presse organisée à Alliance française de Bangui, en présence des professionnels des médias. Cette rencontre avec les journalistes locaux a été animée par la Coordonnatrice du projet Nephtalie Tyrana Tobona et la Directrice du projet Belvia Espérance Refeibona, toutes membres du comité d’organisation.
Prenant la parole à l’entame de la conférence, Madame Nephtalie Tyrana Tobona a précisé que le FIPECA se veut un cadre d’éveil de conscience collective sur la responsabilité citoyenne face à la protection de l’environnement. « À travers ce festival, nous réaffirmons notre engagement en faveur de la préservation de notre environnement, de la sensibilisation des communautés et de la promotion des initiatives écologiques durables en République centrafricaine », a-t-elle déclaré.
En répondant aux questions des journalistes, la Coordonnatrice du projet, Madame Nephtalie Tyrana Tobona, a rappelé que la dégradation progressive de l’environnement constitue aujourd’hui l’une des menaces les plus sérieuses pour les sociétés modernes, en particulier dans les pays en développement. En République centrafricaine, les effets de ce phénomène sont de plus en plus visibles, aussi bien en milieu urbain que rural, affectant durablement le cadre de vie des populations.
À Bangui, a-t-elle poursuivi, l’insalubrité, la mauvaise gestion des déchets, la déforestation anarchique et la pollution des cours d’eau traduisent une crise environnementale préoccupante. Ces pratiques, souvent banalisées, contribuent à la détérioration de l’écosystème et exposent les populations à de graves risques sanitaires, notamment les maladies hydriques et respiratoires.
Il convient d’ajouter que selon des spécialistes de l’environnement, la dégradation environnementale résulte en grande partie des comportements humains, notamment l’absence de civisme écologique et le non-respect des règles élémentaires de protection de la nature. À cela s’ajoutent le manque de politiques publiques efficaces, l’insuffisance de mécanismes de contrôle et la faible sensibilisation des communautés.
À en croire que les conséquences de la dégradation environnementale sont multiples, entre autres : les inondations récurrentes, raréfaction des ressources naturelles, insécurité alimentaire et détérioration des conditions de vie. À long terme, c’est l’avenir même des générations futures qui se trouve compromis si des mesures urgentes ne sont pas prises.
Face à cette situation alarmante, des initiatives citoyennes et culturelles émergent pour éveiller les consciences. C’est ainsi que l’organisation Cinéma Numérique Ambulant compte multiplier les actions de sensibilisation à travers des campagnes de proximité, des projections éducatives et des échanges communautaires, afin d’inciter les populations à adopter des comportements responsables.
Pour le CNA, la lutte contre la dégradation environnementale passe nécessairement par une prise de conscience collective, un engagement ferme des autorités publiques et une implication active des citoyens. Protéger l’environnement n’est plus un choix, mais une obligation vitale pour garantir un développement durable et préserver la santé des populations, a indiqué la Directrice dudit projet Belvia Espérance Refeibona.
Il convient de préciser ici en passant que durant ces douze jours d’activités, l’équipe du CNA sillonnera les dix arrondissements de Bangui, Bimbo et Begoua, à travers des projections de films éducatifs, des débats communautaires, des échanges avec les jeunes et des actions de proximité axées sur les bonnes pratiques environnementales.
Selon les organisateurs, cette première édition du FIPECA se distingue par son caractère itinérant et participatif, mettant l’accent sur l’implication directe des populations locales. L’objectif est de susciter un changement durable de comportements face aux problématiques liées à l’insalubrité, à la gestion des déchets et à la protection des ressources naturelles.
À travers le FIPECA, le Cinéma Numérique Ambulant entend inscrire la question environnementale au cœur du débat public et contribuer, par l’éducation et la culture, à la construction d’un avenir plus sain et plus durable pour la République centrafricaine.
Selda Junior BOUTÉ