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Boali, 8 février 2026 – Du 4 au 8 février 2026, la ville de Boali chef-lieu de la préfecture de l’Ombella Mpoko a accueilli un atelier stratégique pour la rédaction des textes d’application de la loi 25.0016 du 23 décembre 2025, portant le Code de commande publique en République Centrafricaine. Cet événement marque une étape cruciale dans l'amélioration et la régulation des processus de passation des marchés publics en RCA, un secteur clé pour le développement économique et la transparence gouvernementale.
La loi 25.0016, votée par les élus de la nation et promulguée par le président de la république chef de l’Etat fin 2025, réorganise le système de la commande publique afin de répondre aux défis de transparence, de compétitivité et de bonne gouvernance. Elle vise à instaurer des mécanismes plus rigoureux pour la gestion des fonds publics, en s'assurant que les marchés de construction, d'approvisionnement et de services soient attribués de manière équitable, transparente et compétitive. Pour accompagner la mise en œuvre de cette loi ambitieuse, des textes d'application sont nécessaires pour en détailler les modalités pratiques.
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Cet atelier a rassemblé divers acteurs de l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP), de la Direction Générale de la Commande Publique (DGCOP), ceux de l’Unité de Gestion de la Commande Publique ainsi que des experts en droit administratif et en gestion des marchés publics, dans le but de rédiger et de finaliser ces textes d'application y relative. Les participants ont notamment travaillé sur les textes organiques de l’ARCOP, de la DGCOP définition des procédures de seuil d’approbation, des règles de soumission, de sélection des offres, ainsi que des critères d'évaluation. Le secrétaire permanent de l’ARCOP Mr Justin Yacko, a souligné lors de la cérémonie d’ouverture que cet atelier est un « moment clé pour garantir une meilleure gestion des finances publiques » et a ajouté que ces textes d’application renforceront la lutte contre la corruption et favoriseront une plus grande participation des entreprises locales dirigées par les femmes et les jeunes dans les appels d’offres.
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La simplification des procédures : Les participants ont échangé sur l'importance de rendre les procédures de passation des marchés publics plus accessibles, notamment pour les petites et moyennes entreprises (PME), tout en maintenant des critères stricts de sélection et limitant ainsi les marchés de gré à gré.
La transparence et la lutte contre la corruption : La mise en place d’un système de suivi et d’évaluation en ligne (dématérialisation) a été l'un des sujets centraux de l’atelier. L’objectif est d’assurer une traçabilité complète des processus d’attribution des marchés.
Les critères environnementaux et sociaux : L'intégration des critères de durabilité dans les appels d’offres a également été abordée, afin d’encourager des projets respectueux de l’environnement et favorisant l’inclusion sociale.
La formation continue des acteurs : Des propositions ont été faites pour la mise en place de formations régulières pour les agents publics, les entrepreneurs et les acteurs privés, afin de s’assurer qu’ils maîtrisent bien les nouvelles règles du Code.
L’atelier a permis de jeter les bases d’une nouvelle ère pour la commande publique en République Centrafricaine. Selon les experts présents, la mise en œuvre effective de la loi 25.0016 pourrait transformer en profondeur la manière dont l’État gère ses achats et ses contrats, tout en stimulant la compétitivité du secteur privé. Le succès de cette réforme dépendra cependant de l’adoption rapide des textes d’application, ainsi que de leur bonne mise en œuvre.
Le gouvernement centrafricain a également prévu la création d’une plateforme numérique dédiée à la gestion des appels d’offres, qui devrait être opérationnelle d'ici la fin de l’année 2026. Cela pourrait marquer un tournant majeur dans la modernisation de l'administration publique, en facilitant l'accès à l'information et en renforçant la participation des entreprises.
En définitive cet atelier de Boali représente un moment décisif pour l'avenir de la commande publique en République Centrafricaine. En mettant l’accent sur la transparence, la compétitivité, et la durabilité, la réforme en cours pourrait devenir un modèle pour d’autres pays de la sous- région. La mise en œuvre des textes d’application est désormais au cœur des priorités gouvernementales, et si tout se passe comme prévu, cette initiative devrait grandement contribuer à une gestion plus rigoureuse et plus efficace des finances publiques en Centrafrique.
Le pays, fort de cette réforme ambitieuse, se donne ainsi les moyens de ses ambitions économiques et de sa politique de développement durable.
La communication de l’ARCOP