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À l’issue du scrutin général du 28 décembre 2025 en République centrafricaine (RCA), le Président sortant, le Professeur Faustin Archange Touadéra, apparaît comme le grand favori à sa propre succession à la magistrature suprême de l'État, tandis que son principal rival, Anicet Georges Dologuélé, fait face à une dynamique de plus en plus défavorable.
Ce scrutin, qui a combiné élections présidentielle, législatives, municipales et régionales, s’est déroulé dans un climat marqué par de fortes tensions politiques et une contestation persistante de l’opposition. Rééligible à la faveur de la nouvelle Constitution adoptée en 2023, supprimant la limitation des mandats, Touadéra briguait un nouveau mandat, le premier donc dans la 7e République, sous les couleurs du Mouvement Cœurs Unis (MCU), une formation politique bien structurée couvrant presque tout le territoire.
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Sur le terrain, le Chef de l’État sortant a bénéficié de l’appareil institutionnel, d’un maillage territorial solide et d’un discours axé sur le rétablissement progressif de la sécurité. En outre, Le président Touadéra a réaffirmé sa volonté de poursuivre et d’achever les chantiers lancés durant son ancien mandat. Autant d’éléments qui ont renforcé sa position dominante tout au long de la campagne.
En face, Anicet Georges Dologuélé, candidat de l’URCA et figure historique de l’opposition, n’a pas réussi à mobiliser au-delà de son socle traditionnel. Ses partisans dénoncent des conditions de compétition inéquitables, évoquant des entraves à la campagne, un accès limité aux médias publics et un climat politique peu favorable à une alternance. Cette situation alimente un sentiment de déception au sein de l'URCA et de l’opposition, déjà fragmentée. Par ailleurs, les résultats des élections de la diaspora placent également Touadéra en tête, confirmant ainsi l’adhésion d’une large partie de l’électorat à son projet politique.
Plusieurs formations politiques ont, par ailleurs, remis en cause la crédibilité du processus électoral, allant jusqu’à boycotter partiellement le scrutin. Des critiques reprises par certaines organisations de la société civile, qui pointent des insuffisances logistiques et un manque de transparence.
En dépit des réactions de certains acteurs politiques, de nombreux rapports d’observateurs nationaux et internationaux, notamment de l’Union africaine, de la MINUSCA et d’autres partenaires, ont reconnu la qualité de l’organisation de ces élections, qualifiées de crédibles, pacifiques, inclusives et bien organisées.
Si les résultats officiels définitifs sont attendus dans les prochains jours, les tendances observées placent Touadéra largement en tête. Sauf surprise majeure, le président sortant devrait conserver le pouvoir pour 7 ans supplémentaires renouvelable, dans un contexte où la question de la légitimité politique et du dialogue avec l’opposition reste entière.
J. Wambangui-Zigô