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Les élections générales du 28 décembre 2025 en République centrafricaine resteront comme un moment clé de l’histoire politique nationale. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, des contraintes logistiques majeures et une forte attente populaire, le peuple centrafricain a fait preuve d’une résilience remarquable en se rendant massivement aux urnes. Résultat : le président sortant, le professeur Faustin-Archange Touadéra, est crédité de 76,15 % des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires publiés par l’Autorité nationale des élections (ANE).
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Un vote de confiance renouvelé, ce score sans équivoque traduit avant tout un vote d’adhésion à la vision politique et aux actions menées par le chef de l’État au cours de la dernière décennie. Pour de nombreux électeurs, il s’agissait moins d’un simple scrutin que d’un choix stratégique pour la stabilité, la continuité et la consolidation des acquis enregistrés depuis 2016.
Malgré les tentatives de déstabilisation, les discours alarmistes et les appels au boycott lancés par certains acteurs politiques, les Centrafricains ont répondu par une participation significative, témoignant de leur attachement au processus démocratique et à la paix.
La résilience comme moteur démocratique, le scrutin de 2025 s’est déroulé dans un environnement complexe, marqué par des difficultés d’accès à certaines zones, des contraintes climatiques et des enjeux sécuritaires. Pourtant, dans de nombreuses localités, les électeurs ont parcouru de longues distances, parfois dans des conditions précaires, pour accomplir leur devoir civique.
Cette mobilisation est perçue par de nombreux observateurs comme l’expression d’un peuple debout, déterminé à défendre sa souveraineté et à faire entendre sa voix par les urnes plutôt que par la violence.
UN BILAN AU CŒUR DU CHOIX POPULAIRE
Les partisans du président Touadéra mettent en avant plusieurs réalisations majeures : le rétablissement progressif de l’autorité de l’État sur une grande partie du territoire, la montée en puissance des Forces armées centrafricaines (FACA), l’amélioration des infrastructures, ainsi que les avancées diplomatiques ayant permis à la RCA de retrouver une place plus affirmée sur la scène internationale. Autant d’éléments qui, selon de nombreux électeurs, justifient ce plébiscite.
Contestations et attentes institutionnelles, comme lors de tout scrutin d’envergure, des voix discordantes se sont élevées au sein de l’opposition, dénonçant des irrégularités et contestant les résultats provisoires. Toutefois, le processus suit son cours légal, avec l’attente de la proclamation définitive par la Cour constitutionnelle, seule habilitée à valider les résultats finaux.
Un message clair du peuple ; Au-delà des chiffres, le message envoyé par les urnes est limpide : une majorité écrasante de Centrafricains a choisi la stabilité, la continuité et l’expérience. Le score de 76,15 % apparaît ainsi comme l’expression d’une confiance renouvelée envers Faustin-Archange Touadéra, mais aussi comme un appel à poursuivre les réformes, renforcer la gouvernance et répondre aux attentes sociales pressantes.
L’élection de 2025 confirme ainsi que, malgré les épreuves, la démocratie centrafricaine continue de s’exprimer, portée par la résilience d’un peuple déterminé à construire son avenir.
J. Wambangui-Zigö