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Dans un contexte où la science apparaît comme un moteur essentiel du développement, l’Université de Bangui vient de franchir une étape majeure. L’Ambassade de France en République centrafricaine continue de renforcer sa coopération universitaire et scientifique, faisant de la recherche un véritable levier de développement national.
Réunis dans l’amphithéâtre Alphonse Blagué de l’université de Bangui le mardi 04 novembre dernier, les diplomates français, et les responsables universitaires, enseignants-chercheurs et étudiants ont assisté à la réunion présentation et de sensibilisation sur le plan stratégique national de la RSIT, un nouveau programme destiné à soutenir la recherche académique en RCA. Pour l’ambassade, le message est clair : développer la recherche, c’est développer le pays. La recherche n’est pas un luxe, mais une nécessité. Chaque solution appliquée dans un pays doit être pensée dans son contexte local. Et ce sont les chercheurs centrafricains qui peuvent produire ce savoir.
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Professeur Aladin, Directeur Général de la recherche scientifique et de l'innovation technologique au ministère de l'Enseignement supérieur, a montré l’importance cette réunion en ces termes : « La rencontre d'aujourd'hui se place dans la vision du chef de l'État, le président de la République, portée par le gouvernement, donc à travers le ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation technologique, de faire de la recherche un levier de développement pour notre pays, la République centrafricaine.
Vous conviendrez donc avec moi que nombre de pays développés ne sont pas des pays pétroliers, ne sont pas des pays qui ont des ressources naturelles telles que l'or, telle que l'uranium, etc. Mais ces pays se sont développés sur la base de la recherche scientifique. Prenons le cas de l'Allemagne, champion du monde en moteur. Prenons le cas de Thaïlande. Le pays de Thaïlande, de l'Inde, dans les puces électroniques, c'est la recherche. C'est dans cette optique que le gouvernement a instruit le ministre en charge de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique de transcrire cette vision du chef de l'État en documents politiques et en stratégie de la mise en œuvre de cette vision-là.
Cette activité a été menée et validée sous le patronage du Premier ministre, le chef du gouvernement, et nous sommes aujourd'hui dans la phase de sensibilisation des acteurs. Que chaque acteur de mise en œuvre de cette politique et stratégie puisse comprendre son rôle, quel rôle il doit jouer, quel rôle les chercheurs, les enseignants-chercheurs, les structures de recherche, doivent jouer pour la mise en œuvre de cette politique. Donc nous sommes vraiment dans cette phase qui précède justement, la mise en œuvre de ce document de politique. Tel est l'objet de cet atelier qui est financé justement par l'ambassade de France que nous tenons à remercier.
Justement, après cette réunion de sensibilisation et de vulgarisation de ce document politique, nous allons entrer dans la phase de la mise en œuvre, avec une programmation pluriannuelle. Chaque année, quelles sont les actions que nous sommes censés mettre en œuvre ? Et derrière cela, il y a un dispositif de suivi et d'évaluation qui va nous permettre d'évaluer les actions menées sur le terrain. Quel est le contenu de ce plan ? C'est par le temps de rechercher ce qui est dit. Dans ce plan, d'abord je vous dis que c'est un plan très ambitieux. Vous savez, la recherche a démarré en République centrafricaine dans les années 70 et après a connu un déclin et jusqu'à aujourd'hui une stagnation. Et il y a un problème de coordination, un problème de gouvernance, un problème de financement de la recherche, et donc ce plan vient prioriser les actions à mener, faire démarrer la recherche le développement de notre pays.
Ce plan contient le renforcement du dispositif de recherche actuel, on renforce ce qui existe, on complète ce qui manque, et après ce plan organise la gouvernance de la recherche. La gouvernance de la recherche doit être coordonnée, doit être centralisée, pour que chacun poursuit, tous ceux qui sont des acteurs poursuivent les mêmes objectifs. Les mêmes objectifs, c'est-à-dire apporter des solutions concrètes à des problèmes, je dirais concrets, que la population centrafricaine veut pour booster le développement.
Vous savez, le moyen existe. Le moyen, ce n'est pas un problème, si vous parlez de l'argent, l'argent existe toujours. Le problème, c'est de savoir comment chercher l'argent. Donc, je pense que dans ce plan, on a un dispositif de mobilisation des ressources. L'État a sa part de responsabilité, le secteur privé, les partenaires financiers sont disponibles pour nous accompagner.
Selda Junior BOUTÉ