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Euloge Doctrouvé Koï, Coordonnateur de la Synergie Centrafricaine, accompagné de Ben-Wilson Ngassan, de la plateforme Emergence-2025, a interpellé, lors d’une conférence de presse tenue vendredi 21 novembre 2025 dans la salle 51 du stade 20.000 places à Bangui, les leaders politiques Anicet Georges Dologuélé et Henri Marie Dondra. Il les a exhortés à présenter aux citoyens des projets de société réellement structurants, capables d’apporter des réponses aux préoccupations quotidiennes des Centrafricains.
Selon lui, au lieu de concentrer leurs discours sur des attaques dirigées contre le président Faustin Archange Touadéra ou d’agiter la question du changement constitutionnel, les deux figures de l’opposition gagneraient à mettre en avant des propositions concrètes en matière d’emploi, d’éducation, de santé, d’énergie et de gouvernance locale. Euloge Doctrouvé Koï n’estime par ailleurs que le débat autour de la Constitution, souvent brandi comme argument politique, « n’a aucun impact direct sur le quotidien des Centrafricains », qui restent davantage préoccupés par les défis sociaux et économiques.
À l’issue de ladite conférence presse, Euloge Doctrouvé Koï a déclaré ce qui suit aux journalistes : « Les professionnels des médias sont des professionnels de l'information à la fois et donc il était important pour nous de porter à leur attention ce qui semble être aujourd'hui une manœuvre de diversion orchestrée par deux candidats à l'élection présidentielle dont la candidature était sujette à caution. Il s'agit de Monsieur Dologuele et de Monsieur Dondra respectivement de l’URCA et UNIR qui ont d'abord apprécié et félicité la décision du Conseil constitutionnel, une décision que nous aussi nous apprécions parce que le Conseil constitutionnel en tant qu'institution juridique, politico-judiciaire a pris une décision conforme à la légalité, à la loi. Leurs candidatures ont été appréciées sur la base des pièces versées aux dossiers, et le Conseil Constitutionnel ne pouvait pas faire autrement. Donc c'est une décision que nous saluons.
Le Conseil constitutionnel prouve par là qu'en République centrafricaine, la thèse soutenue par le président de la République qui consiste à prôner l'indépendance de la justice, est bien réelle. Et voici la preuve qu'en RCA, il n'y a pas de justice sous ordre, ni il n'y a pas d'institution sous ordre. C'est la preuve que le Président Touadéra est véritablement l'homme qui respecte les institutions, l'homme qui respecte la loi fondamentale, l’homme qui respecte la séparation de pouvoirs.
Mais ce que nous déplorons, c'est qu’aussitôt après la validation de leur candidature, c'est comme si c'était le triomphalisme qu'il fallait maintenant auréoler. Ils ont commencé à invectiver les autorités politiques, disant que ces dernières, malgré leur pression, le Conseil constitutionnel a dit le droit, mais c'est paradoxal ! Le Conseil constitutionnel, c'est une institution qui n'est pas au-dessus du Président. La présidence est la première institution de la République. Mais le fait pour le Conseil constitutionnel de valider leur candidature, prouve à suffisance que l’institution en question a fait son travail dans la transparence et dans l'indépendance totale que caractérisent nos institutions en RCA.
Alors pour nous, nous considérons les déclarations de ces deux candidats comme étant une diversion. Ils veulent distraire le peuple, ils veulent distraire l'électorat, parce qu'ils n'ont pas de programmes concrets. Nous sommes dans une période où il faut présenter son plan d’action, et c'est comme le marché de la loi de l'offre et de la demande. Vous amenez votre offre à l'électorat, disant voilà ce que j'ai à vous proposer de mieux par rapport au candidat Touadéra. Voilà, vous l'avez élu pendant deux mandats, et il n'a pas fait ceci, il n'a pas fait cela. C'est l'occasion pour eux de démontrer au peuple centrafricain, à l'électorat pour convaincre ce dernier.
Mais comme ils n'ont rien à prouver, ils n'ont rien à démontrer, ils n'ont rien à faire contre le président Touadéra, et bien, ils font tout simplement brandir le spectre de changement de la Constitution qui n'a aucun impact dans le quotidien du centrafricain. Le peuple veut des projets structurants qui pourront changer les cours de leur vie. Et c'est ce projet social que le président Touadéra a toujours proposé au peuple centrafricain et qui, par sa volonté et sa détermination, essaie de faire chaque jour depuis qu'il est à la tête de ce pays. Et je suis sûr et certain que son élection ne sera qu'une formalité pure et simple, puisque les résultats de ces réalisations, parlent mieux que la diversion de Dologuélé et de Dondra », a-t-il chuté.
Par cette déclaration, la Synergie Centrafricaine affirme vouloir recentrer le débat public sur les priorités nationales et encourager un dialogue fondé sur des programmes solides plutôt que sur la confrontation politique.
J. Wambangui-Zigö