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La Coordination des organisations syndicales pour la consolidation des acquis sociaux (COSCAS) a annoncé, ce samedi 22 novembre 2025, dans la salle de réunion de bourses de travail au Sica 1 à Bangui, son soutien officiel à la candidature du président Faustin-Archange Touadéra pour l’élection présidentielle prévue en décembre 2025. Selon le coordonnateur de COSCAS Firmin Zoh Ponguele, cette décision intervient « à la lumière des progrès enregistrés dans le pays ces dernières années », notamment dans les domaines de la stabilité institutionnelle, de l’amélioration des conditions de travail et du dialogue social. La COSCAS affirme avoir procédé à des consultations internes avant d’acter cette position commune.
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Pour les dirigeants de la coordination, soutenir le chef de l’État sortant s’inscrit dans une démarche visant à « consolider les acquis sociaux » et à encourager la poursuite des réformes engagées en faveur des travailleurs. Ils estiment que la continuité politique représente, selon eux, une garantie de stabilité pour les secteurs socioprofessionnels représentés. Cette prise de position intervient dans un contexte où plusieurs organisations de la société civile et syndicats multiplient les déclarations en vue du prochain scrutin. La COSCAS appelle par ailleurs ses membres à s’impliquer activement dans le processus électoral, dans le respect des textes en vigueur et des principes démocratiques.
À la sortie de la salle, Firmin Zoh Ponguele, Coordonnateur de la COSCAS a répondu aux questions des journalistes en ces termes : « Nous avons convié la presse pour dire officiellement qu’après analyse, les organisations syndicales qui sont regroupées dans COSCAS ont décidé de soutenir la candidature du président Faustin Archange Touadéra. Parce que vous savez qu'un syndicat, par essence, est apolitique. Mais aujourd'hui, quand il y a un programme, un projet de société qui impacte l'intérêt des travailleurs, ils peuvent s'exprimer librement sur une position. Vous savez que notre pays vient de très loin. Hier, c'était les arriérés de salaires.
Mais sous l'impulsion du Président Touadéra, nous avons vu des avancées. Comme je le disais, en nce qui concerne les jeunes, c'est des intégrations, changements numériques. Il n'y avait pas d'intégration en masse hier, mais sous le mandat du Président Touadéra, il y a eu des intégrations en masse des jeunes. Des milliers de jeunes diplômés ont été recrutés dans la fonction publique, et pour nous, c'est un acquis. Les arriérés de salaire cumulés par les anciens régimes, qui se sont succédés et des arriérés de pension, une bonne partie ont été réglés par le Président Touadéra.
Aujourd'hui, ce qui est encore plus fondamental, c'est que nous avons signé un pacte de stabilité économique avec le président Touadéra. Et dans ce pacte, il y a des engagements qui sont contenus de part et d'autre, et le président a pris un engagement solennel d'améliorer le salaire des fonctionnaires et agents de l'État, de revaloriser les pensions. Donc c'est un processus, et comme on est déjà engagé, nous avons un interrupteur que nous connaissons très bien, le Président Touadéra, qui ouvre tout le temps sa porte aux syndicalistes, personne ne peut dire le contraire ni le nier. Donc nous pensons que nous devons continuer avec quelqu'un que nous connaissons très bien pour les autres problèmes qui concernent par exemple l'augmentation des salaires, la revalorisation des pensions.
Mais ces acquis-là, nous devons les préserver pour qu'ils ne tombent plus dans ce qu'on appelle les arriérés de salaires, pour qu'ils ne tombent pas dans les difficultés pour recruter nos jeunes dans la fonction publique. Et nous devons consolider généralement cet acquis-là. Nous voudrions aussi saluer la décision du conseil constitutionnel pour avoir rendu une justice qui est vraiment équitable, permettant à tous les centrafricains d'aller aux élections. Alors nous souhaitons une élection transparente et apaisée dans l'intérêt des travailleurs et aussi dans l'intérêt de toute la population. Voilà le sens de notre message aujourd'hui à la presse nationale et internationale.
Il ne s’agit pas d’une question de faire de la place messieurs les journalistes. Vous savez qu'on a plus d'une vingtaine de centrales syndicales qui ont adhéré à ce pacte-là. Donc il faut savoir qu'aujourd'hui, ce que nous cherchons, c'est l'apaisement dans tout le pays. Aujourd'hui, nous avons de multiples types de revendications sur lesquelles nous pouvons valablement faire des difficultés au pays. Mais on s'est dit, le pays a trop souffert, il faut que nous privilégions ce qu'on appelle le dialogue.
Aujourd'hui, avec nos amis, ils conseillent tous les pays, en post-conflit, d'aller vers le sens de l'apaisement. Imaginez-vous aujourd'hui si les syndicats des enseignants, si les syndicats de la santé ferment les portes, si les syndicats, par exemple, des régies ferment les portes, avec les miettes qui nous restent, les petites recettes qui nous restent, on va devenir quoi ? Donc c'est pour ça que nous disons, en toute responsabilité, en toute bonne patriote, nous voulons dialoguer et qu'à travers le dialogue, on peut obtenir quelque chose. Aujourd'hui, en dialoguant avec le gouvernement, il y a ce qu'on appelle le recrutement des jeunes diplômés. Ça, on n'a pas fait de bruits, on n'a pas fait de grèves pour tout ça. Et donc, il faut que notre pays aspire à la paix et nous devons contribuer à cette paix », a-t-il martelé.
Avec cette déclaration, la coordination rejoint la liste des structures qui ont déjà manifesté publiquement leur préférence pour un candidat, à quelques semaines du lancement officiel de la campagne présidentielle.
J. Wambangui-Zigö