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Le tarmac de l’aéroport international Bangui-M’Poko a servi de décor, le mercredi 26 novembre 2025 à 20 heures, à l’arrivée de Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix.
Valise à la main, visage concentré, le numéro deux du Département des opérations de paix a foulé le sol centrafricain pour une mission de travail jugée stratégique dans le contexte actuel.
Accueilli par une délégation officielle ainsi que des responsables de la MINUSCA, avec à la tête de l’équipe Madame Valentine Rugwabiza, Jean-Pierre Lacroix va entamer une série de rencontres destinées à faire le point sur la situation sécuritaire et humanitaire en République centrafricaine. Cette visite vise également à réaffirmer l’engagement des Nations Unies aux côtés des autorités centrafricaines dans les efforts de stabilisation, de consolidation de la paix et de protection des populations civiles.
Au programme : échanges avec les plus hautes autorités du pays, en commençant par le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, Président de l’Assemblée Nationale Simplice Mathieu Sarandji, Premier Ministre Chef du Gouvernement Felix Moloua et une réunion technique avec la MINUSCA. Et comme à l’accoutumée un éventuel déplacement sur le terrain pour évaluer l’impact des opérations de maintien de la paix. Jean-Pierre Lacroix va finir sa mission face à la presse tant nationale qu’internationale, à l’issue de ses différentes rencontres avec les autorités du pays, pour faire le point de sa visite professionnelle en République centrafricaine.
À sa décente de l’avion à l’aéroport international de Bangui M’Poko, le Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix a déclaré ce qui suit à la presse : « Vous l'avez dit vous-même, il se passe beaucoup de choses et il va se passer encore beaucoup de choses. Je crois que ce qu'il faut d'abord dire, c'est que la République centrafricaine a fait beaucoup de progrès. Et bien sûr, le but du voyage, c'est de faire le point de tout le travail qui avait été accompli avec les centrafricaines, les centrafricains, les autorités, bien sûr, la MINUSCA et tous nos collègues des Nations Unies et de préparer l'avenir.
Et vous l'avez dit, maintenant que le mandat de la MINUSCA a été renouvelé par le Conseil de sécurité, il y a un nouveau départ, il y a aussi des échéances importantes et du travail à faire. Je pense évidemment aux élections qui vont se tenir dans quelques semaines, avec du travail à faire entre-temps pour s'assurer qu'elles se déroulent dans les meilleures conditions. Mais aussi la poursuite de la mise en œuvre de l'accord qui a vu récemment un certain nombre de groupes armés. Cependant, rejoindre l'accord et s'engager dans les processus de désarmement, ça fait partie des évolutions positives qui se sont produites ces derniers temps en République centrafricaine.
Et bien sûr, notre objectif aux Nations Unies, c'est de consolider ce qui a été acquis et de travailler avec les centrafricaines, les centrafricains, les autorités, tous les partenaires, les forces vives, la société civile pour qu'il y ait encore davantage de progrès, venir vers la stabilisation durable de la République centrafricaine. Voilà en quelques mots l'objectif, la raison d'être du voyage.
Bien entendu, je voudrais aussi saisir cette occasion pour remercier mes collègues de la MINUSCA, d'ailleurs tous les collègues des Nations Unies pour le travail qui a été fait. Le partenariat excellent avec la Centrafrique et reconnaître que c'est un travail qui se fait dans des conditions un petit peu difficiles. Notamment sur le plan financier, mais ça n'entrave en rien la motivation des Nations Unies et de nos collègues. La situation sécuritaire s'améliore progressivement, vous l'avez dit vous-mêmes, il y a eu des progrès vraiment très notables.
Vous savez très bien, comme nous tous, qu'il y a encore des défis. Je pense notamment au nord-est, au sud-est du pays. Il faut y veiller naturellement, mais c'est fondamental. Améliorer la sécurité et continuer dans cette direction, faire en sorte que les élections se passent dans des meilleures conditions, c'est vraiment consolider les bases pour le développement et pour le progrès économique. Et c'est donc donner des perspectives à tous les centrafricains, à toutes les centrafricaines et surtout aux jeunes dans un pays où la population est très majoritairement, précisément, jeune. Donc voilà, je me réjouis de vous rencontrer prochainement, naturellement, pour faire le point de cette visite.
Je voudrais, par ailleurs, rendre hommage à Madame Valentine Rugwabiza, la cheffe de la MINUSCA avec toute son équipe, et c'est ça le partenariat. Maintenant, je profite de l’occasion pour apprécier à sa juste valeur tout le travail de nos collègues de la MINUSCA. Donc, encore une fois, je me réjouis de vous rencontrer très prochainement et de développer un peu plus tous ces thèmes sur la base de tous les entretiens qui vont avoir eu lieu entre temps », a-t-il annoncé.
L’arrivée de Jean-Pierre Lacroix intervient dans un contexte marqué par des défis persistants mais aussi par des signaux d’amélioration observés dans certaines zones du territoire. Sa mission devrait permettre de réajuster, si nécessaire, les priorités de l’action onusienne et de renforcer la coordination avec les partenaires nationaux et internationaux.
Selda Junior BOUTÉ