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En prélude aux élections présidentielles, législatives, municipales et régionales, de décembre 2025, le Mouvement Panafricain pour une Afrique Libre a tenu, hier mardi 25 novembre 2025 au stade 20.000 places à Bangui, une rencontre d’échanges avec plusieurs leaders de la jeunesse centrafricaine. Au cœur des discussions : la vigilance citoyenne, le rôle des jeunes dans la préservation de la stabilité nationale et les dérives observées à chaque période électorale. Dans son message principal, les responsables dudit mouvement, Gutenberg Socrate Taramboye, et Norbert Pounaba ont tenu un discours ferme, rappelant les réalités politiques du pays.
« Nous approchons des élections groupées, des moments cruciaux pour l’avenir de notre nation. Et comme à chaque échéance, nous voyons malheureusement certains fils du pays se transformer en bourreaux de leur propre patrie. Des acteurs politiques ou des leaders d’opinion qui, au lieu de défendre les intérêts du peuple, se livrent à la désinformation, à la manipulation et à la propagation de discours susceptibles de fragiliser la cohésion nationale », ont-ils déclaré.
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Selon les organisateurs, cette prise de parole vise à sensibiliser la jeunesse, considérée comme la première cible des tentatives de manipulation politique. Les jeunes sont souvent entraînés, parfois à leur insu, dans des actions contraires à la paix et à l’unité du pays.
Le Mouvement Panafricain pour une Afrique Libre a également exhorté la jeunesse à adopter une attitude responsable durant cette période électorale. Il les a encouragé à vérifier les informations, et etre vigilant à éviter les discours haineux et à se tenir éloignés de tout mouvement susceptible de compromettre la sécurité nationale. « La jeunesse doit être le moteur de la stabilité, et non le levier de la destruction. L’avenir de la Centrafrique repose avant tout sur votre engagement conscient et patriotique », a ajouté Norbert Pounaba.
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Au cours de la rencontre, plusieurs jeunes leaders ont salué cette initiative, soulignant la nécessité de multiplier les séances de sensibilisation pour anticiper les tensions de déstabilisations souvent observées à la veille ou après les scrutins. Ils ont réaffirmé leur détermination à promouvoir la paix, la citoyenneté et la défense des valeurs démocratiques.
A l’issue de la rencontre, Norbert Pounaba a déclaré ce qui suit à la presse : « Vous savez qu'aujourd'hui nous sommes à l'approche des élections groupées, c'est-à-dire les élections présidentielles, législatives, municipales et régionales. Et généralement à l'approche de ces échéances, nous voyons qu'il y a certains fils du pays qui se transforment en bourreaux du pays et qui s'organisent pour pouvoir déstabiliser le pays avec la bénédiction des puissances extérieures. Et nous qui sommes des leaders jeunes, il est également de notre devoir de venir et échanger avec les jeunes, de leur parler de la citoyenneté, de leur parler de notre pays, de leur parler du patriotisme.
Parce qu'aujourd'hui nous nous sommes rendus compte que ceux qui généralement attisent le feu dans ce pays, c'est beaucoup plus ceux qui ont deux ou trois nationalités, ce sont ceux-là qui ont beaucoup plus d'intérêt à l'extérieur, ce sont ceux-là qui généralement manipulent les jeunes à l'approche de ces échéances-là pour les pousser à détruire leur propre pays. C'est pourquoi nous avons jugé important de pouvoir parler à nos pairs jeunes, attirer leur attention sur la gravité de la situation, et tout en leur signifiant que le pays a beaucoup traversé des moments très difficiles. L'histoire du pays, quand nous remontons depuis l'indépendance, ceux qui ont beaucoup souffert et ceux qui généralement subissent les conséquences qui paient de lourds tribus, c'est beaucoup plus les jeunes.
Donc il va falloir que des jeunes, qui sont généralement des acteurs mais également des victimes, soient conscientisés en vue d’aimer leur pays, et à ne pas tomber dans les pièges de l'ennemi. Et pour que nous puissions accompagner également les autorités du pays qui font déjà beaucoup d'efforts, notamment le président de la République qui travaille beaucoup plus pour le relèvement du pays, pour le développement, pour que des jeunes, que nous sommes, nous puissions soutenir ces initiatives pour que le pays puisse aller de l'avant. Il est donc important que des jeunes soutiennent la politique du gouvernement, soutiennent le président de la République pour que le pays puisse se relever définitivement.
Aujourd'hui, vous savez le président de la République a fait un acte patriotique en bon père de famille. Ces deux leaders politiques que nous avions cités, Henri Marie Dondra et Anicet Georges Doléguélé, ce sont des gens qui avaient servi ce pays en tant que premier ministre, ils ont occupés les hautes fonctions de responsabilité dans ce pays. Nous avons vu également comment ils ont géré le pays et ils ont aujourd'hui une double nationalité. Mais cela n'a pas empêché le président de la République en bon père de famille de pouvoir accepter qu'il puisse aujourd'hui être candidat aux élections. Même si c'est le Conseil constitutionnel qui a accepté, je pense que c'est également du bon vouloir du président de la République pour que ces deux puissent aller aux élections et pour que la paix revienne.
Aujourd'hui, nous attirons l'attention des jeunes pour qu'ils ne se laissent pas tromper par ces derniers, nous avons appris ces derniers temps, avec la bénédiction des puissances extérieure, notamment au niveau du Soudan, ils sont en train de s'organiser pour créer des situations désastreuses pendant et après ces élections. C'est pourquoi nous les avons cités nommément et attiré l'attention des jeunes pour que les jeunes fassent très attention à ce qui se trame, en ce moment », a-t-il ajouté.
Gutenberg Socrate Taramboye, président du mouvement panafricain, pour une Afrique Libre, quant à lui, a dit qui suit : « Il faut rappeler que le mouvement panafricain, pour une Afrique Libre a pour ambition de lutter contre l'ingérence extérieure, contre le néocolonialisme et l'impérialisme occidental en Afrique en général et en République centrafricaine en particulier. Et ce mouvement a pris part activement au 80e anniversaire du 5e congrès panafricain de Manchester. Le congrès panafricain de Manchester, c'est un congrès qui a vu beaucoup de leaders africains, des leaders politiques, ont décidé de libérer l'Afrique de toute ingérence extérieure et de donner ce qu'on appelle la liberté ou bien les indépendances aux pays africains.
Après ce congrès, nous avons vu à partir de 1960, des pays africains qui ont eu leur indépendance, et donc nous sommes partis en tant que panafricanistes pour célébrer ce moment, non seulement pour célébrer mais aussi pour décider du sort de notre Afrique. Nous avons décidé que c'est très important de mobiliser les leaders de la société civile, les leaders jeunes aujourd'hui, afin qu'on puisse leur expliquer le pourquoi de cette mission, les décisions qui ont été prises lors de ce congrès, afin qu'ils puissent comprendre et agir ensemble avec nous pour une libération totale de l'Afrique en général, et pour une libérté totale de la République centrafricaine », a-t-il conclu.
Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, socio-économiques et politiques, l’appel du Mouvement Panafricain pour une Afrique Libre résonne comme un rappel à l’ordre civique. À mesure que les élections approchent, les observateurs estiment que de telles actions de sensibilisation pourraient jouer un rôle majeur dans la prévention des crises et l’apaisement du climat politique national.
J. Wambangui-Zigö