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Face aux défis grandissants liés aux changements climatiques et aux nouvelles opportunités offertes par les financements verts, les organisations de la société civile centrafricaine entendent jouer pleinement leur rôle dans la gouvernance environnementale. C'est dans cette dynamique que la Plateforme pour la Gestion Durable des Ressources Naturelles et de l'Environnement (GDRNE) a initié un atelier de sensibilisation destiné à ses organisations membres sur les mécanismes de monétisation du carbone.
Cette initiative intervient dans un contexte où la lutte contre les changements climatiques est devenue une priorité mondiale. À travers l'Accord de Paris, les États sont appelés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à promouvoir la séquestration du carbone grâce à la gestion durable des forêts, à la restauration des écosystèmes et à la protection des ressources naturelles.
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Pour la République centrafricaine, dont le massif forestier figure parmi les plus importants d'Afrique centrale, ces enjeux revêtent une importance stratégique. Les forêts du pays constituent un important puits de carbone capable de contribuer à la régulation du climat mondial, tout en ouvrant l'accès à de nouvelles sources de financements à travers les marchés du carbone, les mécanismes de compensation carbone, les initiatives REDD+ et les projets de séquestration du carbone.
Cependant, malgré ce potentiel, les acteurs de la société civile reconnaissent que les connaissances sur la monétisation du carbone demeurent encore limitées. Les principes de fonctionnement de ces mécanismes, les opportunités économiques qu'ils offrent ainsi que les risques qu'ils comportent restent encore mal maîtrisés par de nombreuses organisations.
Au-delà des aspects techniques, plusieurs préoccupations majeures se posent, notamment la protection des droits des communautés locales et des peuples autochtones, le partage équitable des bénéfices issus des projets carbone, ainsi que la transparence dans la gouvernance des ressources naturelles. Consciente de ces défis, la GDRNE souhaite renforcer les capacités de ses organisations membres afin qu'elles participent de manière plus efficace aux débats nationaux sur les politiques climatiques et les mécanismes de financement liés au carbone.
En renforçant les compétences des organisations de la société civile, la GDRNE entend également favoriser une participation plus inclusive des acteurs nationaux dans les discussions sur la valorisation du carbone forestier. L'ambition est de faire en sorte que les bénéfices potentiels de cette richesse naturelle profitent équitablement aux populations tout en garantissant la préservation durable des écosystèmes forestiers, véritable patrimoine écologique du pays.
En répondant aux questions des journalistes, le Coordonnateur de la plateforme GDRNE a évoqué ce qui suit : « En fait, la société civile, en tant que partie prenante dans plusieurs processus liés à la gouvernance environnementale, doit se préparer et disposer de toutes les informations nécessaires sur les différents mécanismes avant de s'engager dans ce processus.
Vous savez sans doute que la République centrafricaine dispose d'un important potentiel forestier qui séquestre le carbone et constitue un véritable puits de carbone. Dans le souci de valoriser ce potentiel sur le plan économique et de contribuer au développement durable, nous organisons aujourd'hui cet atelier de renforcement des capacités des organisations de la société civile (OSC), membres de la plateforme GDRNE, ainsi que des communautés locales et autochtones, sur le marché du carbone.
L'objectif est de renforcer les capacités des membres de la plateforme sur les différents mécanismes du marché du carbone. Nous attendons d'eux qu'à l'issue de cet atelier, ils soient suffisamment outillés, qu'ils maîtrisent les mécanismes, les concepts et les textes qui réglementent le marché du carbone en République centrafricaine, afin qu'ils soient capables d'assurer un suivi citoyen de ce processus.
Il s'agit avant tout d'une séance d'information. Il était important de consacrer une journée aux échanges et au partage d'informations sur le concept, les différents types de marchés du carbone et les réglementations en vigueur. Nous pensons qu'une journée permettra déjà de transmettre les connaissances essentielles. Nous sommes également limités par les contraintes financières du bailleur, ce qui explique le choix d'organiser cet atelier sur une seule journée.
Mon seul message est de dire aux organisations membres de la plateforme que celle-ci est une et indivisible. Nous devons unir nos efforts pour contribuer à une gestion durable des ressources naturelles et de l'environnement en République centrafricaine », a-t-il conclu.
À travers cet atelier, les participants auront l'occasion d'approfondir leur compréhension des mécanismes de monétisation du carbone, d'en mesurer les implications pour la gouvernance environnementale et d'identifier les opportunités susceptibles de contribuer au développement durable de la République centrafricaine.
Reportage de
Selda Junior BOUTÉ