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Le paysage syndical centrafricain s’enrichit d’un nouvel acteur. Réunis dans l’enceinte de la Bourse du Travail, les acteurs du monde du travail ont procédé, le samedi 2 mai dernier, à l’installation officielle du bureau exécutif de l’Organisation Syndicale pour la Solidarité des Travailleurs de Centrafrique (OSSTC), à l’issue d’une Assemblée Générale constitutive.
Placée sous la présidence du camarade Bertrand POURA, cette rencontre a enregistré la présence de plusieurs figures du syndicalisme national, notamment Firmin ZOH-PONGUELE, Secrétaire Général du Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique (GSTC), Kévin WICKON, Secrétaire Général du Syndicat National de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (SYNA-ETFP), ainsi que Nicaise NGOANDJI, Secrétaire Général de l’Union Libre de Centrafrique (USLC).
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Un bureau exécutif représentatif et structuré, à l’issue de l’assemblée générale constitutive tenue le 24 avril 2026, l’OSSTC s’est dotée d’un bureau exécutif chargé de conduire ses actions et de porter la voix des travailleurs. La composition complète de ce bureau se présente comme suit : Secrétaire Général Exécutif : M. Bertrand POURA ; Secrétaire Général Exécutif Adjoint : M. Yves SEREBOBONA ; Secrétaire Général Exécutif chargé de l’Administration du Secrétariat commun : M. Bruno DRON ; Trésorière Générale : Mme Pamela Baneira ; Trésorière Générale Adjointe : Mme Clara Jasmine MBOUILA ; Secrétaire Exécutif chargé de l’Information, de la Communication et des Nouvelles Technologies : M. Robert NGBANGANDJI ; Secrétaire Exécutif chargé des Revendications : M. Freddy Nicaise ABROU-AZOU-NDANDJI ; Secrétaire Général Exécutif chargé de l’Information sur l’Emploi des Jeunes : M. Arsène ANDJARAFA ; Secrétaire Général Exécutif chargé du Secteur public : Mme Sylviane ZOUMIRI ; Secrétaire Exécutif chargé du Secteur privé et informel : M. Roselin BANDIA ; Secrétaire Exécutif chargé des Retraites : M. Jean Blaise KPANOU ; Secrétaire Exécutif chargé de l’Organisation et de la Mobilisation : M. Lionel Jospin OULENDJI ; Secrétaire Général Exécutif chargé des Affaires économiques et sociales : M. Joël BALEWA ; Secrétaire Exécutif chargé des Femmes travailleuses : Mme Ninan Bertille KONGO ; Conseiller : M. Jérémie POYO. Cette équipe dirigeante reflète une volonté d’organisation rigoureuse, avec des portefeuilles couvrant l’ensemble des enjeux liés au monde du travail, de la communication aux revendications, en passant par les secteurs public, privé et informel.
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À la sortie de la salle de réunion de présentation et d’installation officielle des membres du bureau exécutif, Firmin ZOH-PONGUÉLÉ, Secrétaire général de la centrale syndicale GSTC, a donné plus d’éclaircissements à la presse ainsi qu’il suit : « Je ne pense pas que les camarades qui viennent de mettre en place la nouvelle centrale syndicale aient choisi que je sois là pour présider l’installation du bureau de la nouvelle centrale syndicale dénommée OSSTC. Donc, pour moi, cela suscite un sentiment de joie, mais aussi un sentiment de confiance. Je pense que ce qui doit nous guider, c’est la solidarité. Aujourd’hui, la jeunesse est en train de construire une vision pour une nouvelle centrale syndicale.
Je dois partager cette vision avec eux, partager mon expérience avec eux, leur prodiguer de sages conseils afin que les gens puissent comprendre que la centrale syndicale est une grande institution qui doit débattre des problèmes des travailleurs. Et pour cela, il faut qu’ils soient bien équipés, qu’ils soient formés pour se mettre à l’écart de tout ce qui peut être préjudiciable pour eux. Aujourd’hui, je pense que les temps ont changé. Avant, il y avait le recours systématique à la grève. Mais maintenant, il faut être outillé pour poser des revendications, les soutenir et les défendre. Et pour cela, nous allons apporter notre expertise à cette jeune centrale syndicale pour qu’elle ne soit pas comme les autres.
Une centrale syndicale, ce n’est pas seulement une affaire de famille. Ce n’est pas non plus un fonds de commerce. C’est rechercher à défendre les droits des travailleurs dans l’honnêteté et la transparence. Je pense qu’ils m’ont sollicité, ils ont sollicité mon soutien, et je suis disposé à le leur apporter.
Je l’ai fait pour beaucoup de jeunes centrales syndicales qui ont émergé, donc je suis disponible. Parce que ce que nous recherchons dans cette vie, c’est de partager les bonnes idées, de partager les grandes valeurs avec ceux qui sont dans le besoin, avec ceux qui sollicitent. J’ai eu cette petite expérience : lorsque j’ai mis en place ma centrale syndicale, j’ai sollicité l’expertise d’un grand camarade formateur qui n’est malheureusement plus de ce monde. Mais je garde solidement en mémoire ses idées et ses précieux conseils.
Aujourd’hui, il faut reconnaître que la GSTC a occupé une bonne place dans l’échiquier syndical national. On va aussi consulter la représentativité pour appliquer les règles pour lesquelles ils ont été acceptés. Il faut que les réunions soient régulières. S’ils n’arrivent pas à organiser le congrès, ils doivent tenir le conseil national, qui est l’intermédiaire entre le congrès et les autres instances. Cet intermédiaire peut leur permettre d’analyser leurs faiblesses, ce qu’ils ont bien fait, ce qu’ils n’ont pas fait, leurs points forts et leurs points faibles, afin de se préparer chaque année à une nouvelle étape et à une nouvelle stratégie pour la défense des travailleurs.
Ce qui est important, c’est le travail. Je leur ai dit qu’ils doivent travailler, être ponctuels aux réunions, tenir régulièrement les procès-verbaux. Ils doivent avoir des cahiers de charges bien structurés.
Le syndicat est un vaste chantier qu’il faut réellement travailler pour être efficace. Car beaucoup de centrales syndicales se créent aujourd’hui uniquement pour satisfaire des besoins alimentaires. Il ne faut pas qu’ils soient de ce camp-là, celui de ceux qui ne cherchent qu’à subvenir à leurs propres besoins au détriment des autres travailleurs, car les travailleurs ont réellement besoin d’être défendus ».
Reportage de
Selda Junior BOUTÉ