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Le Président Fondateur du Mouvement Panafricain pour une Afrique Libre, Socrate Gutenberg Taramboy, a organisé ce samedi 02 mai 2026 une importante rencontre avec des leaders jeunes issus de plusieurs quartiers de Bangui. À ses côtés figuraient Yannick Davy Andjida et Crépin Gbomayé. Cette rencontre, tenue dans la capitale centrafricaine, avait pour objectif de sensibiliser la jeunesse sur les enjeux liés aux réparations historiques réclamées par les pays africains pour les crimes commis durant la traite négrière et la colonisation.
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Prenant la parole à l’issue des échanges, Socrate Gutenberg Taramboy a expliqué que cette initiative intervient dans un contexte international particulier, marqué par les débats croissants autour des réparations dues au continent africain. Selon lui, les Africains doivent parler d’une seule voix sur cette question. Le responsable du mouvement panafricain a particulièrement dénoncé la position du Royaume-Uni, qu’il accuse d’avoir menacé de restreindre l’octroi de visas aux pays africains qui continueraient à réclamer des réparations. Une attitude qu’il juge inacceptable.
« La réparation n’est pas une charité que nous demandons aux Européens. Il s’agit d’une reconnaissance historique, d’une vérité à rétablir et d’une justice à rendre », a-t-il déclaré devant la presse. Pour lui, les conséquences de la traite négrière demeurent visibles aujourd’hui à travers la pauvreté persistante, le sous-développement et la fragilité économique de plusieurs États africains. Il estime également que les anciennes puissances coloniales, notamment le Royaume-Uni, ont largement profité des richesses minières et naturelles du continent.
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Face à cette situation, Socrate Gutenberg Taramboy a appelé Union africaine à adopter une position ferme et une doctrine claire sur la question des réparations, afin que les revendications africaines soient traitées de manière concrète et coordonnée. Il a également rappelé qu’au mois de mars dernier, plusieurs pays africains ainsi que d’autres États du monde avaient soutenu, à la tribune des Nations Unies, le principe des réparations. Toutefois, selon lui, ce vote ne doit pas rester symbolique.
Dans son message final, le leader panafricaniste a lancé un appel à la jeunesse africaine, aux gouvernements du continent ainsi qu’aux panafricains du monde entier à s’unir pour mener ce combat. Il estime que seule une mobilisation collective permettra à l’Afrique de reconquérir sa dignité, son indépendance totale et d’offrir un meilleur avenir aux générations futures.
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À l’issue de cette assise, le Président Fondateur du Mouvement Panafricain pour une Afrique Libre, Socrate Gutenberg Taramboy, a déclaré ce qui suit à la presse : « Cette rencontre organisée aujourd’hui s’inscrit dans un contexte international marqué par la question des réparations des dommages commis sur le sol africain pendant la période de la traite négrière. Mais aussi et surtout, nous nous sommes focalisés sur la réaction, ou bien la position du Royaume-Uni, qui a essayé de prouver devant le monde entier en disant que tous les pays africains qui vont essayer de demander cette réparation se verront restreints sur la question des visas. Ils n’auront pas accès au sol anglais.
Voilà pourquoi nous avons dit qu’en tant que panafricains, nous devons dénoncer cela. Vous savez, comme nous avons l’habitude de le dire, la question de la réparation, ce n’est pas de la charité que nous demandons aux Européens, mais c’est une question de reconnaissance historique. C’est une question de vérité, c’est une question de justice.
C’est pourquoi nous avons dit que c’est un combat. Ce combat nous intéresse en ce sens que nous avons été pillés. Nos parents ont été maltraités. Et aujourd’hui, l’Afrique est maintenue dans cette misère qui est due à cette traite négrière. Et nous, en tant que panafricains, nous pensons que cela n’a pas de sens. Nous devons dénoncer cela.
Aujourd’hui, nous avons essayé de dénoncer, comme je l’ai dit, la position de l’Angleterre. Qui n’est pas au courant, qui n’est pas informé de l’implication ou bien du rôle que l’Angleterre, le Royaume-Uni, jouait à l’époque de la colonisation et à l’époque de la traite négrière ? Qui n’est pas au courant de l’exploitation illégale des ressources minières et des ressources naturelles des pays africains à l’époque de la traite négrière par le Royaume-Uni ?
Mais aujourd’hui, le Royaume-Uni n’est pas conscient, on peut le dire, pour venir nous menacer, alors que nous sommes en train de réclamer quelque chose qui nous appartient. Nous sommes en train de réclamer la justice pour les dommages qui ont été commis sur notre sol africain. Donc, nous pensons que nous devons dénoncer cela et nous demandons à l’Union Africaine de faire sortir une doctrine pour que la question de la réparation soit traitée de façon claire, pour que la réparation soit faite réellement.
À titre de rappel, le 25 mars passé, je pense, à la tribune des Nations Unies, les pays africains et certains pays du monde entier ont voté oui pour la question de la réparation. Mais que cela ne reste pas seulement sur papier, il faudrait que cela soit effectif, cette question de réparation. C’est pourquoi nous sommes en train de pousser nos autorités, nos gouvernants, à aller jusqu’au bout dans ce combat. Le Royaume-Uni menace les restrictions de visas au cas où les pays africains continuent à plaider pour ces réparations. Je suis en train de demander à mes pairs panafricains du monde entier de s’unir avec nous dans ce combat de liberté, dans ce combat de reconnaissance. Parce que si aujourd’hui nous n’agissons pas, qui va agir à notre place demain ?
Je pense que nous sommes des acteurs aujourd’hui et nous devons être de grands décideurs pour que l’Afrique soit libérée sur tous les plans et que demain nos enfants aient une vie comme les enfants européens, comme les enfants des États-Unis. Voilà pourquoi nous sommes en train de pousser aujourd’hui nos pairs, ainsi que les gouvernements des pays africains, à s’unir avec nous dans ce combat de liberté », a-t-il insisté.
À travers cette rencontre de Bangui, le Mouvement Panafricain pour une Afrique Libre entend ainsi placer la jeunesse au cœur de la lutte pour la justice historique et la renaissance du continent africain.
Reportage de
Selda Junior BOUTÉ