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Lu pour vous :
Le 9 Mai 2026, à peine réélu au perchoir de l’Assemblée Nationale, le Professeur Mathieu Simplice Sarandji se retrouve au cœur d’une vive polémique. En cause : une anecdote aux accents mystiques visant la région de la Mambéré, qui a déclenché l’ire de la Jeunesse de Carnot. Entre démentis factuels et accusations de stigmatisation, analyse d’une sortie médiatique qui fragilise la cohésion nationale.
Le faste de la réélection au Palais du Peuple n’aura été que de courte durée pour le n°2 de l’État. Alors qu’il célébrait son maintien à la tête de la 7ème législature ce 7 mai 2026, Mathieu Simplice Sarandji a livré un récit qui ne passe pas. Évoquant un mystérieux informateur nommé « Modibo » résidant près de Carnot, le PAN a affirmé avoir été la cible d’une tentative d’élimination mystique par un député local.
La réponse n’a pas tardé. Dès le lendemain, un communiqué signé par Cédric Trésor Possele, Président de la Jeunesse de Carnot, est venu porter la contradiction de manière chirurgicale. Pour les forces vives de la ville, le récit du PAN ne résiste pas à la réalité du terrain.« Les villages situés à 15 km de Carnot sur l'axe Baoro ne disposent d'aucune entité musulmane », martèle le communiqué. En pointant l’inexistence sociologique de ce « Modibo » dans le secteur cité, la jeunesse locale accuse frontalement le Professeur Sarandji de fabriquer des « allégations imaginaires » pour jeter le discrédit sur les élites de la Mambéré.
Au-delà de la véracité des faits, c’est le symbole qui blesse. Dans un pays qui panse encore les plaies de ses divisions, voir une haute autorité de l’État agiter le spectre du mysticisme et de la trahison locale est perçu comme une faute politique majeure. Le communiqué dénonce une « indignation propagandiste » et une « distraction de l’opinion », suggérant que ces propos visent à ternir l’image d’une population éprise de paix.
Les observateurs y voient un paradoxe : au moment où le pays entre dans l’ère de la 7ème République, censée consolider l'unité, le discours du PAN semble, selon ses détracteurs, ranimer les vieux démons de la haine « fratricide et viscérale ».
Fait intéressant dans cette analyse : la Jeunesse de Carnot prend soin de dissocier le Président de l’Assemblée Nationale du Président de la République. En réaffirmant leur attachement à la vision de Faustin Archange Touadéra, les jeunes de la Mambéré isolent politiquement Sarandji. C’est un message clair envoyé au Palais de la Renaissance : la loyauté envers les institutions n’autorise pas le silence face aux « dérapages » de leurs dirigeants.
Cette crise de confiance entre le perchoir et la Mambéré pourrait laisser des traces lors des prochains débats parlementaires. Le PAN saura-t-il rectifier le tir et apaiser les « dignes fils de Carnot » ? La demande de retenue formulée par Cédric Trésor Possele résonne aujourd’hui comme un avertissement pour toute la classe politique centrafricaine : à l’heure de la reconstruction, chaque mot compte.
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