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À l’issue d’une conférence de presse, tenue lundi 27 avril 2026 dans son siège à Bangui, marquant le lancement officiel des activités de la célébration de la Journée mondiale de la Croix-Rouge, le Président national de la Croix-Rouge centrafricaine, Antoine Mbao Bogo, a livré un message axé sur l’action humanitaire, la solidarité et les défis auxquels l’organisation fait face en République centrafricaine.
Il a rappelé que chaque 8 mai, la Croix-Rouge célèbre sa journée mondiale en réunissant partenaires et volontaires afin d’évaluer les actions menées et de préparer les perspectives pour l’année à venir. Selon lui, cette célébration ne doit pas se limiter aux discours, mais se traduire par des actions concrètes en faveur des populations.
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Parmi les initiatives annoncées figure une campagne de sensibilisation sur les gestes qui sauvent. Des volontaires secouristes et formateurs seront déployés dans les lycées de Bangui afin d’enseigner aux jeunes les premiers secours, jugés essentiels pour la sécurité des communautés.
Le Président a également évoqué l’assistance apportée aux sinistrés, notamment aux victimes des inondations. Celle-ci comprend la distribution de biens non alimentaires tels que bâches, planches, casseroles, draps et autres articles de première nécessité. À cela s’ajoute une aide financière directe permettant aux familles touchées de répondre elles-mêmes à leurs besoins prioritaires.
Le Pasteur Supérieur Antoine Mbao Bogo a toutefois souligné l’ampleur des défis humanitaires, aggravés par la croissance démographique et le manque de ressources. Il a lancé un appel au secteur privé national afin qu’il s’implique davantage dans l’aide humanitaire, estimant que la solidarité ne doit pas reposer uniquement sur les partenaires extérieurs ou sur l’État.
Concernant l’accès à l’eau potable, il a indiqué que plusieurs forages ont déjà été réalisés dans différentes localités du pays, notamment à Samba, Bangui, Batangafo, Yppi, Bria et Zémio. Il a insisté sur le fait que les interventions de la Croix-Rouge se font sans favoritisme, uniquement selon les besoins des populations. Face aux récentes pluies diluviennes, le président a assuré que les équipes de la Croix-Rouge sont mobilisées sur le terrain grâce à des comités présents dans chaque sous-préfecture et arrondissement. Ces structures locales permettent une réaction rapide face aux catastrophes et aux urgences.
Revenant sur le thème de cette année, « Tous unis dans l’humanité », Antoine Mbao Bogo a appelé à la compassion et à l’empathie envers les personnes vulnérables, rappelant que chacun peut un jour être confronté aux mêmes difficultés. Un message fort en faveur de l’unité et de la solidarité nationale.
Le Président national de la Croix-Rouge Centrafricaine a lancé officiellement les activités de la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge 2026 sous le thème « Unis dans l’humanité ». Dans son discours, il a rappelé que malgré les difficultés matérielles et financières rencontrées, la Croix-Rouge Centrafricaine reste engagée à prévenir et soulager les souffrances des personnes vulnérables à travers ses actions humanitaires. Il a annoncé le démarrage d’une campagne de sensibilisation dans plusieurs lycées de Bangui afin de mieux faire connaître le Mouvement Croix-Rouge et de former les jeunes aux gestes de premiers secours. Selon lui, préparer la jeunesse, c’est construire une nation résiliente.
Enfin, il a révélé que la célébration officielle de cette journée en 2026 se tiendra à Berberati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï, marquant ainsi la volonté de décentraliser les activités et de se rapprocher davantage des communautés.
À la sortie de la salle, le Président National de la Croix-Rouge Centrafricaine le Pasteur Supérieur Antoine Mbao Bogo a déclaré ce qui suit à la presse : « Tous les ans, le 8 mai exactement, la Croix-Rouge célèbre la Journée mondiale de la Croix-Rouge, qui réunit les partenaires et également les volontaires, qui sont la crème de notre mouvement, afin de faire le bilan des activités et voir ce que nous pouvons faire durant l’année à venir. Voilà pourquoi nous avons lancé cette journée aujourd’hui. Ce n’est pas par les discours, mais nous voulons toucher la population. Nous avons des actes que nous allons mener. Par exemple, comme je l’ai cité tout à l’heure, concernant les gestes qui sauvent, nous allons envoyer des volontaires et des secouristes formateurs dans les lycées de Bangui pour apprendre aux jeunes les gestes qui sauvent, ce qui est très important pour la population. Vous me posez la question de savoir pourquoi le choix de la ville de Berberati ? Je vous réponds, il n’y a pas de choix. L’année passée, nous étions à Kaga-Bandoro et nous avons dit que nous irons à Berbérati. Si vous voulez, la prochaine fois, nous vous appellerons afin que vous nous aidiez à choisir la ville de votre choix pour abriter la journée mondiale de la croix rouge pour la prochaine édition.
Beaucoup de questions ont été soulevées. Vous savez, aujourd’hui, en dehors de ce qui se faisait, nous apportons des NFI, des bâches, des planches, des casseroles, des draps et autres à la population. Nous avons aussi fait du cash, c’est-à-dire que nous laissons une latitude aux sinistrés et à leurs familles : nous leur donnons une certaine somme, et avec cette somme, ces personnes peuvent se gérer.
Les défis sont importants. Vous savez déjà que la population s’accroît, mais nous n’avons pas assez de moyens. En dehors de nos partenaires, il est difficile pour nous d’avoir des moyens ailleurs. Il ne faut pas seulement parler de l’État, mais dans le pays, il y a aussi le secteur privé. Je ne citerai pas les pays tout autour de nous et en Afrique, mais ailleurs, quand ils apprennent que dans telle ville ou dans tel quartier il y a des problèmes, les privés viennent en aide. Ici, en RCA, nous n’avons pas assez de moyens pour aider cette population. Mais nous continuons à lancer des messages.
Concernant la construction des forages, nous en avons, si je ne me trompe pas, huit. Nous en avons fait à Samba, quelque part ici à Bangui, dans les provinces, à Batangafo, à Yppi, à Bria aussi, ainsi qu’à Zémio, qui est très éloigné de Bangui. Vous voyez, nous le faisons un peu partout. Le président national que je suis ne cherche pas une localité parce que sa famille y est. Nous ne faisons pas cela à la Croix-Rouge, vous pouvez vérifier.
Oui, avec les pluies de ces derniers temps, nous étions sur le terrain. Nous avons vu qu’il y a plusieurs dégâts et beaucoup de ménages touchés. Nous avons des comités dans chaque sous-préfecture et dans chaque arrondissement. Quand il y a une situation, ces comités se déplacent là où il y a ce problème et nous rendent compte. Aucune situation dans la ville, dans la sous-préfecture ou dans le quartier ne nous échappe. Ils se déplacent et ces comités sont très actifs. C’est même l’occasion de le dire ici à haute voix et de les remercier pour le travail qu’ils font sur le terrain. Sans ces volontaires, le mouvement n’aurait pas existé. Nos équipes sont tout le temps sur le terrain et font ce travail quotidiennement, comme si elles attendaient qu’il y ait une situation pour intervenir.
La thématique de la célébration de cette année, comme je l’ai dit tout à l’heure, est : « Tous unis dans l’humanité ». Vous savez, quand on parle de l’humanité, cela ne veut pas seulement dire indexer les autres, mais aussi nous-mêmes, car nous sommes des humains. Quand nous allons vers ces gens, nous devons nous considérer comme des humains. Nous devons aussi nous dire que la situation que ces communautés connaissent, nous aurions pu la connaître aussi.
De toute façon, je suis à Bangui, dans le sud de la ville, mais quand il y a des inondations à Bangui, une partie de ma propriété est aussi inondée. Moi-même, je suis sur le terrain pour voir de près les réalités du terrain. Et c’est ainsi que nous travaillons ici, à la Croix-Rouge », a-t-il précisé.
Reportage de
Selda Junior BOUTÉ