Overblog Tous les blogs Top blogs Entreprises & Marques Tous les blogs Entreprises & Marques
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Quotidien indépendant d'information générale, d'analyse, d'enquête et de lutte contre la désinformation en Centrafrique

Publicité

CENTRAFRIQUE : APRÈS LE SCRUTIN DE DÉCEMBRE 2025, LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL FACE AU DESTIN POLITIQUE DE LA RCA  

 

En République centrafricaine, l’attente se fait de plus en plus pressante. Depuis la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), les regards sont désormais tournés vers le Conseil Constitutionnel, seul habilité à proclamer les résultats définitifs du scrutin.

 

Selon les chiffres provisoires, le président sortant Faustin-Archange Touadéra est crédité d’une large avance, avec plus de 76 % des suffrages exprimés. Une annonce qui a aussitôt suscité des réactions contrastées au sein de la classe politique. Tandis que les partisans du pouvoir saluent une victoire écrasante « nette et sans équivoque », plusieurs candidats de l’opposition dénoncent des irrégularités et ont introduit des recours auprès de la haute juridiction constitutionnelle.

 

Ces contestations portent notamment sur le déroulement du vote dans certaines localités, la transmission des procès-verbaux et le climat général du scrutin. Autant d’éléments que le Conseil Constitutionnel devra examiner avant de rendre sa décision finale, conformément aux dispositions légales en vigueur.

 

Dans les rues de Bangui comme à l’intérieur du pays, l’attente est palpable. Pour de nombreux citoyens, le verdict du Conseil Constitutionnel représente une étape décisive pour la crédibilité du processus électoral et la stabilité politique du pays. « Nous voulons surtout la paix et la vérité des urnes », confie un électeur rencontré dans le troisième arrondissement de la capitale.

 

Au-delà des clivages politiques, l’enjeu est institutionnel. La décision attendue devra non seulement trancher les recours, mais aussi renforcer la confiance des Centrafricains dans les institutions de la République, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, économiques et sociaux persistants. 

 

Les candidats de l’opposition Anicet Georges Dologuélé et Henri Marie Dondra ont rejeté les résultats provisoires proclamés par l’Autorité Nationale des Elections, dénonçant des fraudes et de graves irrégularités dans le déroulement du scrutin. Estimant que ces manquements portent atteinte à la transparence et à la sincérité du vote, ils ont saisi le Conseil constitutionnel afin de demander l’annulation ou la révision des résultats.

 

Selon la Constitution et la législation électorale centrafricaines, le Conseil constitutionnel est la seule instance habilitée à examiner les contestations électorales et à proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle.

 

Sauf prolongation exceptionnelle, le Conseil constitutionnel devrait rendre son verdict dans les prochains jours. D’ici là, la République centrafricaine retient son souffle, consciente que cette décision pèsera lourdement sur l’avenir politique immédiat du pays. 

 

J. Wambangui-Zigô 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article