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Dans l’enceinte sécurisée du Camp Rwandais de la MINUSCA, situé à M’Poko, la Commission Nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (COMNAT-ALPC) a procédé, ce lundi 17 novembre 2025, au lancement officiel des opérations de découpe des armes obsolètes. Une initiative conduite avec le soutien financier et technique de l’Ambassade de France en République centrafricaine.
La cérémonie, marquée par une forte présence des représentants des institutions nationales, de la MINUSCA et des partenaires internationaux, ainsi que la délégation de l’ambassade de France symbolise une nouvelle étape dans les efforts de réduction de la circulation illicite des armes dans le pays.
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Prenant la parole, Benjamin Saraga Président de la COMNAT-ALPC a rappelé que la destruction de ces armes vise non seulement à limiter leur prolifération, mais également à renforcer la confiance entre les communautés et les forces de sécurité. « Chaque arme détruite est un pas vers la stabilisation et la paix durable », a souligné le responsable de la Commission. Bruno Foucher, l’Ambassadeur de France en RCA a, quant à lui, réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner la RCA dans la lutte contre l’insécurité liée aux armes légères. Il a vivement salué la collaboration étroite entre la COMNAT-ALPC, la MINUSCA et les autorités centrafricaines, avant d’encourager la poursuite des initiatives de désarmement et de sécurisation.
Sur place, les équipes techniques ont procédé à une démonstration de découpe, illustrant le processus de neutralisation définitive des armes retirées du circuit. L’Ambassadeur de France et les autorités centrafricaines ont rappelé l’importance de ces opérations dans le cadre plus large du programme de DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement).
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Bruno Fouchet, l’Ambassadeur de France en RCA a montré l’importance de cette opération en ces termes « C'est tout un processus dont on voit la matérialisation avec cette séance de destruction des armes. Je veux dire, il y a un processus de DDRR qui a été lancé dans le sillage de l’APPR-RCA qui avait été signée en 2019, et celui-ci est progressivement mis en œuvre. Les ex-combattants ont rendu leurs armes. Ces armes ont été marquées, maintenant on les détruit. Donc les choses avancent dans un sens concret et devraient permettre d'assurer, de consolider la paix dans ce pays en espérant qu'il y ait de moins d'armes possibles qui circulent.
Après cette instruction, l'ambassade de France va continuer de financer le processus de destruction des armes jusqu'au bout. Il vient tout juste de commencer, il y a un certain nombre d'armes obsolètes et d'armes qui ne sont pas obsolètes à détruire. Il faut d'abord achever ce processus avant de penser à autre chose. Mais le fait de détruire les armes, de démobiliser les ex-combattants, de les réinsérer, c'est l'ensemble du processus que nous soutenons » a-t-il précisé.
La cérémonie s’est achevée par une visite guidée du site de stockage, permettant aux invités de constater l’ampleur du matériel à détruire dans les jours à venir.
Selda Junior BOUTÉ