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Quotidien indépendant d'information générale, d'analyse, d'enquête et de lutte contre la désinformation en Centrafrique

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CENTRAFRIQUE : JOURNALISTES MOBILISÉS POUR SAUVER DES VIES : LA VACCINATION AU CŒUR DE L’INFORMATION 

À quelques jours du lancement de la campagne nationale de vaccination prévue du 21 au 26 novembre 2025, un atelier de formation dédié aux professionnels des médias s’est tenu, hier, mardi 11 novembre 2025 dans la capitale. L’objectif, renforcer le rôle stratégique des journalistes dans la sensibilisation et la mobilisation des communautés à travers le pays. Dans la salle de conférence où se déroule la formation, une trentaine de journalistes issus des principaux médias publics et privés ont pris place, carnet en main, prêts à s’imprégner des messages clés. À la tribune, des experts du ministère de la Santé et des partenaires techniques expliquent les enjeux de la vaccination, les données scientifiques, ainsi que les stratégies de communication adaptées aux réalités socioculturelles locales. 

 

Selon les organisateurs de cet atelier, cette campagne constitue un moment crucial pour renforcer la protection des populations, notamment dans les zones où la couverture vaccinale reste faible. « Nous comptons sur vous, journalistes, pour relayer une information juste et responsable. Votre rôle est déterminant dans la lutte contre la désinformation et dans la sensibilisation des communautés », rappelle d’emblée le représentant du Programme élargi de vaccination (PEV), soulignant que l’adhésion des populations dépend en partie de la qualité de l’information diffusée. 

 

Pendant les travaux, les participants sont formés sur les techniques de reportage en contexte de campagne de santé publique, l’identification des fausses informations et les approches de communication adaptées aux zones reculées. Des échanges interactifs permettent également aux journalistes de poser des questions précises sur les vaccins, leur efficacité et leurs effets secondaires possibles. Pour de nombreux participants, cet atelier vient renforcer leur rôle citoyen. « Nous sommes souvent le premier relais entre l’information institutionnelle et le grand public. Il est important que nous soyons bien outillés pour expliquer la vaccination et apaiser les inquiétudes », confie un journaliste communautaire venu de la Lobaye. 

 

Au-delà des sensibilisations en studio ou en rédaction, les journalistes seront également déployés sur le terrain dans certaines localités pendant la campagne. Des émissions interactives, des microprogrammes en langues locales et des reportages de proximité sont prévus afin de toucher un maximum de familles. La campagne nationale de vaccination qui s’ouvrira le 21 novembre vise à atteindre des milliers d’enfants et d’adultes à travers tout le territoire. Dans un contexte où la désinformation peut freiner l’adhésion, les professionnels des médias se positionnent désormais comme de véritables acteurs de santé publique.  

 

Docteur Valentin Lebanga, à la fin de l'atelier, a donné plus de précisions ainsi qu'il suit : « Nous avons rencontré les journalistes aujourd'hui pour leur donner toutes les informations nécessaires par rapport à la campagne de vaccination contre la rougeole, la poliomyélite, rattrapant les enfants zéro dose ou sous-vaccinés et la supplémentation de la vitamine A, afin que ceux-ci nous appuient dans la mobilisation des communautés à s'adhérer à cette activité qui va démarrer le 21 jusqu'au 26 novembre du mois en cours, sur l'ensemble du territoire national, effectivement, dans les 35 districts que compte notre pays. Tout à l'heure, vous avez parlé des districts sanitaires qui sont en épidémie. En ce moment, sur les 35 districts sanitaires qui comptent notre pays, 16 sont en épidémie, soit en épidémie de rougeole, 16 pour être un peu plus précis, et de l'autre côté, pour cette année 2025, on a isolé encore à nouveau deux types de poliomyélite dans notre pays. Précisément la région sanitaire de Bouar et la région sanitaire de Bossambélé. 

 

C'est pour cette raison-là qu'il est passé un cas confirmé, signifiant une épidémie. C'est pourquoi le pays a décidé d'organiser la vaccination sur l'ensemble du territoire. Parmi les invités, vous avez aussi convié les blogueurs, les comédiens, pour ne citer que ceux-là. Les blogueurs pourquoi ? Parce qu’ils ont des abonnés. Il y a beaucoup de gens qui les suivent. Actuellement, on ne peut pas communiquer et ignorer les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux restent un maillot important de communication. C'est pourquoi on les a appelés, pour qu'ils puissent, eux aussi, à leur manière, diffuser les messages à tous les abonnés, à tous ceux qui les suivent sur les réseaux sociaux. 

 

Le message de la population centrafricaine, c'est de demander à la population de venir massivement avec les enfants âgés de moins de 5 ans. Les enfants de 0 à 59 mois, pour être plus précis, à la campagne de vaccination qui aura lieu du 21 au 26 novembre 2025. Les vaccins sont sûrs, gratuits et efficaces. Ce n'est que de cette manière qu'on va protéger nos enfants. Pour la polio, il n'y a pas de traitement spécifique. La seule manière de l'éviter, c'est de faire la vaccination aux enfants. Nous demandons à la population de venir massivement avec les enfants de moins de 5 ans pour être vaccinés. En venant pour la vaccination, il faudrait que les parents puissent se munir des anciens carrés de vaccination, c'est important. 

 

Parce que pendant cette campagne, on va également rattraper les enfants qui sont sous-vaccinés, c'est-à-dire qui n'ont pas reçu complètement leur vaccin avant l'âge de 1 an, et les enfants qui n'ont jamais été en contact avec un vaccin quelconque. Donc ça va permettre à tous ces enfants-là de pouvoir être rattrapés et être protégés », a-t-il conclu. 

 

À la clôture de l’atelier, l’engagement est clair : utiliser la puissance des médias pour sauver des vies. « Une information bien transmise, c’est déjà une vie protégée », conclut le formateur principal, en remettant les certificats de participation. 

 

Selda Junior BOUTÉ

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